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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Des bulles et des blancs pour des petites lampées de fête ...

BOURGES. « Je reconnais publiquement que, depuis des décennies, je cherche la spiritualité dans la bouffe et le vin. En France, en Italie et en Espagne, je suis apparemment plus attiré par les marchés et les cafés que par les églises et les musées. (...) Le Seigneur lui-même a dit sur la croix "j'ai soif", et puisque notre monde est devenu une crucifixion omniprésente et continuelle, il est parfaitement logique que nous ayons soif » écrit Jim Harrison dans son Sacré Gueuleton.

Puisque nous avons soif, buvons donc ! Buvons bon, buvons joyeux, avec modération... même si, toujours selon le grand Jim, il n'y a « qu'un seul mot d'ordre : être modéré à l'excès ».

Et ça commence par des bulles, de belles bulles de Champagne Franck Bonville, dont j'avais eu le plaisir de déguster plusieurs cuvées et millésimes l'an dernier à l'Arpège. Ce Pur Avize 2012 est l'un des trois champagnes d'une nouvelle trilogie dédiée aux différents terroirs de la maison. « L'idée de créer des vins non assemblés, plus typiques de chacun des trois terroirs, Le Mesnil, Avize et Oger,  sur lesquels le domaine Franck Bonville est implantée depuis le début du siècle, est venue en 2011 après une dégustation au Japon », explique Olivier Bonville. En 2012, il choisit les parcelles de vigne les plus représentatives de chaque village et presse huit mille kilos de chaque cru qui donne 2.500 bouteilles pour chacun d'eux. La technique ? Fermentation alcoolique fermentation malo-lactique, filtration et mise en bouteilles, bouchage en liège retenu par une agrafe, sans capsule. Après six années de vieillissement, cette trilogie dédiée à la Côte des Blancs, classée en Grand Cru, a été mise en vente en juin dernier, dans les 45 euros. Dosé à deux grammes, ce Pur Avize a été ouvert l'autre jour à l'apéritif, sur un tartare de coquille Saint-Jacques, huile d'olive à la  mandarine et feuille de shizo... Mariage assez sympa. Jolie robe claire, nuage de bulles très fines remontant à vive allure, nez sur la coupe de fruits exotiques, des sensations florales, du grillé. La bouche, d'une sensation mousseuse jusque dans la finale, intense et d'une fraîcheur festive, développe des notes un peu crayeuses et cacaotées, escortées de fruits secs.

Des bulles et des blancs pour des petites lampées de fête ...

- Sur le foie gras, osez un vin sec avec par exemple ce chardonnay Toques et Clochers 2015 de Sieur d'Arques issu du terroir méditerranéen, vinifié et élevé en barriques de chêne français pendant dix mois. Une mer d'or aux vagues vertes, un nez complexe et plein de tempérament, des notes de pâtisseries, de fruits secs, des pointes vanillées. La bouche est grasse et ronde, explosive et vive à la fois, les agrumes venant dialoguer avec des notes épicées, laissant le palais dans un moment de grâce... Dans les 13 euros, un bon plan ! 

Des bulles et des blancs pour des petites lampées de fête ...

- Si vous êtes plutôt tartare de homard ou de poisson, optez pour cet hermitage Grand Classique 2016 de la Cave de Tain. Nous sommes là sur de la marsanne élevée en cuves sur lies fines quelques mois. Là encore une robe or aux reflets d'un joli vert tendre, mais un nez un peu sur la poirée, les agrumes et les fleurs blanches. Que l'on retrouve en bouche, riche, capiteuse, déclinant des notes de fruits confits et d'épices douces, avant une finale fraîche légèrement iodée. Dans les 35 euros. 

 
Des bulles et des blancs pour des petites lampées de fête ...

- Des petits maquereaux juste snackés côté peau, un carré d'algue grillé, un bâtonnet de gingembre confit non sucré... Et un verre de la cuvée Florès 2012 du Domaine Vincent Pinard, à Bué. Un assemblage de sauvignon provenant de caillottes, élevé en cuves sur lies fines, auquel pourrait bien être assemblée une dose de vin sous bois... Robe un plus soutenue que dans sa jeunesse, le premier nez, complexe et percutant, sur un début d'évolution, évoque le jus de fruits mûrs mêlé à des notes de fleurs et de miel. Bouche riche, énergique, bourguignonne... avant une longue finale légèrement saline. Dans les 30 euros.

Des bulles et des blancs pour des petites lampées de fête ...

- On termine par l'Alsace avec cette cuvée Z 2013 du Domaine de l'Oriel de Claude Weinzorn à Niedermorschwihr, neuf hectares au cœur de la route des vins... Ici un riesling Sommerberg, ouvert à l'heure du thé, parce que nous le valons bien... Robe claire, nez épatant et étonnant, complexe et généreux, des agrumes, de l'ananas, des fruits blancs mûrs, de la myrte, de la cire. C'est appétant à souhait ! La bouche n'est pas en reste, ciselée, délicate, mêlant puissance et finesse, la finale sur une fine amertume qui laisse le palais reconnaissant ... Dans les 17 euros.

Bonne fête à tous ! Les petites lampées reviennent en 2019...

 
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