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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Frédéric Junge, bourguignon fou du bouchon, a le cœur qui bat en Loire...

Frédéric Junge. Cet œnologue de formation représente deux sociétés à travers le Val de Loire, et un peu plus, du Chablis au Muscadet : la bouchonnerie ACI France et la tonnellerie Meyrieux. Technicien dans le liège pendant plus de dix ans pour un bouchonnier leader en Champagne, où il sélectionnait le liège au Portugal, Frédéric Junge goûtait en labo, assurait la transformation des matières premières, puis assurait le service après-vente auprès des clients. Il a également largement participé à mettre au point techniquement et sur le marché le bouchon Mytik, « largement copié dorénavant ». La quarantaine, marié à une viticultrice–œnologue en AOP Quincy et Reuilly, il est papa de deux filles, Quiterie et Bertille, « qui apprécient ouvrir la porte de la cave pour écouter l’histoire que je leur raconte sur l’origine de leurs bouteilles de leurs années de naissance, 2008 et 2011 » commente-t-il. Enfin, Frédéric Junge dit « souhaiter toujours travailler dans le milieu du vin, car il faut le défendre de ses détracteurs… qui eux saoulent, mais surtout car c’est un milieu "artgastrohumanoculturelomédicotransfrontieresetquonapprendtoutletemps "… » Merci pour ces réponses…

- Le déclic ? Le premier verre ? Évidemment, le vin des grands-pères à table et les belles réunions de famille où chacun attend de bien manger mais aussi de boire bon. Très jeune, j’ai été sensible à ces ambiances. A l’âge de dix ans, mes voisins étaient des vignerons de la Côte Chalonnaise (Montagny). Dès que j’ai pu, je suis allé travailler chez eux, surtout dans les vignes. C’était dur, l’été, on avait très soif et l’hiver j’avais souvent les pieds gelés, a être obligé de boire un "brûlot" de la grand-mère, mais l’objectif était louable : aboutir à une récolte puis à du vin. C’est l’ambiance entre les gens, les rencontres, la bonne humeur qu’on a à parler du vin qui m’ont attiré tout naturellement.

- Une devise ? Pas vraiment…d’ailleurs les bons mots viennent en convivialité avec un bon verre de vin…Pas trop de belles paroles mais j’ai un assez bon réflexe pour servir du vin. Aussi quand je bois du vin, je pense à chaque fois qu’il est bon pour mon corps et mon esprit. En tout cas, je déteste la phrase "à consommer avec modération" qui nous prend pour des débiles.

- Votre meilleur souvenir de dégustation ? Je crois que je sais... Nous étions encore étudiant au lycée viticole de Beaune, première année de BTS. Je recevais mon meilleur copain, surnommé Gali, avec qui j’étais en classe les trois années précédentes mais qui avait dû partir au lycée de Blanquefort. Il nous a rapporté des supers bouteilles de bordeaux de grands châteaux… J’étais bluffé. Il les avait glanées au gré de ses rencontres. C’est ça le vin, même à Bordeaux d’ailleurs le vin se partage, ça m’a aussi surpris, lol... Alors, on a organisé une soirée, évidemment on a réuni facilement d’autres amis, et Gali nous a raconté ce qu’il savait du bordelais. C’était sympa, culturel, bon au ventre, et un bon souvenir ! En général, mes souvenirs de vin sont toujours associés à des gens…

- Cave ou armoire? Combien de bouteilles ? J’ai une cave semi-enterrée sous la maison. Il y a un endroit dédié au stockage des bouteilles. Je peux aussi avoir des bouteilles ouvertes dans un placard froid, à l’intérieur de la maison, dans les quatre coins, il y a un placard, non isolé, surtout des vins mutés ou liquoreux et je suis leur évolution sur plusieurs mois. Je ne compte pas mes bouteilles. Ma fille ainée doit avoir une soixantaine de bouteilles, représentatives d’un bon tour de France et la cadette une trentaine. Ma réserve n’est pas si importante, plus d’une centaine de bouteilles, c’est tout. Je garde spécialement un château-figeac 1993 offert par trois copains, en surprise, un matin d’anniversaire, il y a quasi vingt ans. On ne s’est pas vus depuis très longtemps alors ça va être un prétexte pour le boire ensemble. Sinon,ça va, ça vient, avec aussi des bouteilles reçues d’un club de dégustation en ligne, oenodegustation, on partage nos commentaires et notes avec les autres internautes.

- Vos trois coups de cœur du moment ? On va rester en Val de Loire pour les trois coups de cœur

- Mickael Bouges, à Faverolles-sur-Cher, Touraine (41) : j’ai adoré sa gamme (côt pur, assemblage côt/cabernet franc et son chenin), dégustée la semaine dernière. Le terroir est mis en valeur, sans artifice, avec un travail précis. Sa volonté, à saluer, est de ne pas gommer l’effet d’un millésime. Il fait sans doute parti des vignerons "oublié" des médias.

- Domaine Champalou à Vouvray, Clos le Portail : dégustation sur fût ( Meyrieux), du 2013 (millésime de la grêle), juste en fin de fermentation alcoolique en juillet. J’en boirai tous les jours. Les arômes du chenin sont bien révélés, le chenin reste "sauvage", c’est émouvant. En bouteille, c’est pas mal aussi, mais c’est différent, ça "meursaulte".

- Domaine Augis à Meusnes (41) : vin effervescent, 100% chardonnay vinifié sous bois. La couleur est belle et engageante, les arômes pâtissiers, comme dans les bons champagnes, et la bouche ample, raffinée. Enfin un bon effervescent en Val de Loire.

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