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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Vin-week-end.JPG

Bourges. Retour aux affaires pour évoquer quelques jolis flacons. Ces six-là ont été ouverts sous un parasol, par un des rares samedis ensoleillés depuis le Printemps de Bourges, en compagnie de quelques amis venus de villes d'eau... pétillante.

Apéritif avec cette Grande Réserve de Gosset, en cave depuis plusieurs années. Une des cuvées phare de cette belle maison de Champagne, en fait un brut sans année, peu dosé, assemblage de trois cépages, chardonnay (43%), pinot noir d'Aÿ (42%) et pinot meunier. Superbe bouteille, au nez complexe, fruits rouges et fruits secs, pleine de fraîcheur en bouche, tendue, sur des notes de grillé. Zut, c'était la dernière...

Dans la foulée, avec des mises en bouche marines, cet anjou blanc 2005 de Château de la Guimonière, propriété de Vignobles Alain Château, placés sous les conseils de Denis Dubourdieu. Du chenin sec, pour partie élevé en fûts, sur un nez légèrement mielleux, des notes de fleurs blanches, ample et plein en bouche, pointes d'amandes fraîches et de vanille, sur une longueur séduisante et soyeuse.

On a ensuite ouvert, deux rouges locaux, de Loire, je veux dire, le Red de Bertrand Minchin, un gamay de Touraine produit dans son vignoble de Valencay, le Claux Delorme. Parfait vin de soif, sur des notes épicées, voire poivrées, plein de jus, un gamay comme on aime. Ensuite un pinot noir 2011 du Domaine Jacques Vincent, à Lazenay, joli panier de fruits plein de gourmandise...

En soirée, deux flacons réservés pour les grandes occasions. Calon-Ségur 2004, joli millésime, sur des notes de cerises noires et de sous-bois, franc, net, ample et caressant, d'une élégance rare, sur une finale longue, souple et très soyeuse. Enfin, the last but... un barolo 2001 de Gianni Voerzio, le frère de Roberto, avec lequel il travailla jusque dans le milieu des années 1980. Il doit me rester une ou deux bouteilles, rapportées d'un voyage dans le Piémont il y a quelques années, de ce nectar unique à ne boire qu'en très bonne compagnie... Un nez explosif, fruits noirs et réglisse, une bouche d'une insondable profondeur, racée, sur des tanins soyeux, délicats. Un vin haute-couture, comme on dit. Il faudra retourner très bientôt sur la route du nebbiolo...

Les petites lampées reviennent bientôt... 

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