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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Gris, pineau d'Aunis  et rosé varois en petites lampées ...

BOURGES. Vive le pineau d'Aunis ! Que l'on trouve où ?  Notamment dans les coteaux du Vendômois et cette magnifique vallée du Loir que je vous recommande pour vos promenades estivales. À pied, à cheval, à vélo ou en voiture... De Montoire à Vendôme*, voire un peu au-delà, vous traverserez la zone d'appellation de ces trois cent cinquante hectares de vignobles et pourrez déguster ce gris dans la vingtaine de caves, familiales ou coopératives, parsemées dans quelques unes des vingt-huit communes concernées. 

Pineau d'Aunis. Notez l'orthographe. Rien à voir avec le pinot...On l'appelle aussi le chenin noir ou plant de Mayet dans Sarthe, gros véronais ailleurs.  On a ouvert l'autre jour, après une chaude journée de plantations au jardin, ce gris des Caves aux Caux de la famille Creuset, à Thoré-la-Rochette. Quelques repères donnés par le vigneron : « Travail des vignes en lutte raisonnée, vinification artisanale en caves troglodytes, vins issus de fermentation naturelle, avec limitation des intrants et en tenant compote de la lune ... » Le domaine propose aussi trois cuvées vinifiées sans aucun intrant et sans sulfite ajouté. Ce gris est issu d'une petite parcelle de pineau d'Aunis plus que centenaire, travaillée au cheval de trait et vendangée à la main. Robe rose très pâle aux reflets argentés, élégant nez mêlant des fruits blancs et rouges, les agrumes et le poivre gris, typique du cépage, que l'on retrouve dans une longue finale rafraîchissante après avoir régalé le palais d'une bonne petite claque amicale... Et quand vous saurez que le flacon est à 4,90 euros, vous foncerez à Thoré-la-Rochette où chez un caviste...

* À Vendôme, dans la rue principale et piétonne, un bar à vins ne propose même pas de pineau d'Aunis à sa carte mais des rosés de Provence. On conspue ! 

Gris, pineau d'Aunis  et rosé varois en petites lampées ...

- Encore un pineau d'Aunis, mais pas du Vendômois, dégusté au cours de buffet offert après l'inauguration du Festival des jardins du Domaine de Chaumont-sur-Loire (à ne pas rater) où sont traditionnellement servis des vins de la région ... La Ville de Bourges devrait d'ailleurs prendre modèle et proposer des vins locaux du Centre-Loire à ses invités, plutôt que cette horrible "bulles" sans nom ... qui ne fait pas honneur à une cité qui a jadis, sous l'ancien régime, prétendu devenir la capitale régionale des vins, avec son opération les Vendanges de Bourges, tombée depuis au fond des fûts ! 

Ce gris  2020, donc, toujours issu du pineau d'Aunis, est signé par le Domaine de la Rochette, cinquante hectares en AOC Touraine et AOC Touraine-Chenonceaux, propriété de la famille Leclair à Pouillé, dans la vallée du Cher. Quelques mots du vigneron : « Culture raisonnée, vendanges mécaniques, égrappage total, fermentation et élevage en cuve intox, pressurage direct... » Et vignes de pineau d'Aunis sur sols argileux et siliceux. La robe, virant au saumon clair, est plus soutenue que la précédente, le premier nez, floral, laisse ensuite place à des notes d'agrumes et de fruits rouges, avant des pointes épicées, le poivre, toujours... Moins présent et peut-être moins ... blanc que précédemment, au nez comme en bouche, fraîche et souple, mais pleine de caractère... Il est annoncé à 8,75 euros sur le site du vigneron. 

Gris, pineau d'Aunis  et rosé varois en petites lampées ...

- Quittons la Loire pour le Sud, avec cette cuvée Génération Estandon, signée par l'énorme coopérative du même nom, qui représente environ deux mille hectares de vignes provençales sur plusieurs appellations, pour produire environ vingt millions de bouteilles par an, soit dans les dix pour cent de la production totale des vins de Provence. C'est du lourd !  Alors ce rosé ? Vendu 10,50 euros, il est issu d'une sélection de parcelles certifiées Bio de l'appellation Coteaux Varois situées sur les hauteurs de l'arrière-pays.  Une peu de technique  ? « Récolte nocturne, courte macération pelliculaire avant pressurage, fermentation alcoolique, vinification en cuves intox. » L'assemblage ? Grenache noir, cinsault et syrah.

On l'a ouvert en préparant une "petite" omelette d'œufs d'oie aux pointes d'asperges vertes, histoire de se mettre en appétit, en admirant la luminosité de sa robe très pâle. Agrumes, fruits rouges, pointes exotiques au nez, tout sera escorté de quelques notes évoquant la garrigue. Vivacité, fraîcheur et finale aromatique... À classer dans la rangée des bons rosés de Provence. 

Les petites lampées reviennent bientôt...

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