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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Les petites lampées se sucrent un peu aux blancs avant de passer aux rouges ...

BOURGES. Oui, rien de révolutionnaire, on a ouvert un liquoreux, à l'heure de l'apéro, sur des toasts de foie gras, accompagnés de quartiers de poire ! L'accord fonctionne toujours aussi bien, pourquoi s'en priver, même si l'on peut, mon cher Bruno, trouver combinaison plus osée ... Ce jour-là, avec ce bonneteaux 2016, cuvée La Seigneurie de La Varière, un chenin blanc botrytisé, de Château La Varière, une belle propriété située sur la commune de Vauchrétien, à un jet de schiste du célèbrissime Château de Brissac.  Que disent les techniciens ? « Cueillettes par tries successives des grains nobbles, vinification traditionnelle à température contrôlée, élevage de douze mois sur lies fines en barriques de chêne de haute futaie française. » Et dans les verres ? Une robe soutenue, un ménisque épais, du gras dans les gambettes, un cocktail d'arômes, fruits jaunes confits, miel, fleurs blanches, boiserie cirée. La bouche est grasse, un peu sirupeuse, retour des fruits et des fleurs dans un savant mariage de saveurs, relevées d'une pointe d'épices douces, qui animent une longue finale. Laquelle redemande un petit toast, mais oui ! Dans les 20 euros chez Leclerc.

Les petites lampées se sucrent un peu aux blancs avant de passer aux rouges ...

- On reste dans la... caresse avec ce pacherenc du Vic Bilh 2012 de Château Barréjat, propriété de Denis Capmartin, quarante hectares sur la commune de Maumusson-Laguian, dans le Gers, qui produit aussi du madiran. Ce pacherenc, issu majoritairement du cépage gros manseng passerillé a été ouvert par des amis, en entrée, sur une coupe de fruits, boules de pastèque et de melon, jaune et blanc,  jet d'huile d'olive et copeaux de feta.... Et c'était pas mal.  Robe dense, or profond, joli nez mariant fruits exotiques, épices, fleurs, noisette, bergamote. Bouche sphérique, sur une finale fraîche et longue. 

Les petites lampées se sucrent un peu aux blancs avant de passer aux rouges ...

- On remonte dans la vallée du Rhône avec ce condrieu 2014 de Stéphane Montez, Domaine du Monteillet, vingt-quatre hectares sur trois appellations, Saint-Joseph, Côte Rôtie et... Condrieu. Cette cuvée parcellaire, baptisée Chanson, du nom du lieu-dit  d'un « coteau abrupt et aride de granite à muscovite », est issue de vieilles vignes de viognier. Technique ? « Éraflage, macération pelliculaire, fermentation malo-lactique sur lie en barriques de chênes, élevage de dix-huit mois en demi-muids de chêne de la forêt de l'Allier. » Le vin ? Robe éclatante,  claire, presque transparente. Le nez s'attarde sur les fruits jaunes surmûris, avant de débusquer des notes végétales, herbe fraîche et simples, voire même de thé macha. Bouche généreuse et dynamique, fraîche, retour des notes florales, des herbes séchée, des pointes de miel et de notes pâtissières. Bref, la classe ! 

Les petites lampées se sucrent un peu aux blancs avant de passer aux rouges ...

-  On descend vers le Languedoc avec cette cuvée Hermitage 2017 du Domaine Saint Martin des Champs, quatre-vingt-dix hectares du côté de Murviel-lès-Béziers Un vin de pays d'Oc, assemblage de cabernet, majoritaire, et de merlot. Les vignerons, Pierre et Michel Birot, parlent technique : « Égrappage total, fermentation après saignée partielle de la cuve, cépages vinifiés et élevés séparément, douze mois en barriques de chêne français, pas de collage. » Robe rubis, liseré sanguin, nez chaud et sudiste, sous-bois, réglisse, fruits noirs, avant une bouche généreuse, un brin sur la garrigue, et une longue finale accompagnant parfaitement un tian de légumes du jardin... 8 euros. 

Les petites lampées se sucrent un peu aux blancs avant de passer aux rouges ...

- On termine le voyage en Alsace avec ce pinot noir 2013 du Domaine Paul Blanck, trente-cinq hectares dont dix-huit en Crus et Grands Crus. Le mot du vigneron ? « Fermentation des moûts grâce aux levures indigènes, cuvaison de sept à dix jours en cuves inoxydables, élevage en cuve inoxydable jusqu'au printemps avant d'être élevé encore une année en bouteille. »  Le pinot noir d'Alsace n'a évidemment rien à voir avec les pinots noirs d'ici. Robe grenat assez claire, nez sur les fruits noirs et le fumé, voire le grillé, bouche souple et soyeuse à la fois, avec un côté acidulé qui le rend fluide et digeste.  « Un vin dont l'acidité et la touche d'amertume des tannins entrent parfaitement en vibration avec le violoncelle » commente Philippe Blanck. Bien vu !

Les petites lampées reviennent bientôt...

 

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