Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Les petites lampées se régalent avec une Dame mais pas seulement...

BOURGES. C'était un week-end prolongé, pas à Rome mais du côté de Lafayette, en Haute-Loire. Un temps printanier en novembre, plein soleil, un gîte belvédère face au Massif Central, une cheminée pour les soirées bavardes et gourmandes, une bande de copains, tous fous de vin. Et quelques flacons... Parmi lesquels ce magnum 2005 de Château Fourcas-Hosten.

À l'occasion, allez visiter cette belle chartreuse et son parc arboré, situés à une bénédiction de l’église romane de Listrac-Médoc. Elle est la propriété, depuis les vendanges 2006, des frères Renaud et Laurent Momméja qui disent avoir eu « un véritable coup de cœur pour cette propriété ». Ils ont lancé de gros travaux pour construire un nouveau cuvier, de nouveaux chais et lancer une très vaste restructuration du vignoble. Ce 2005 ? Un millésime marqué par des conditions climatiques exceptionnelles, proches de celles de 2003. Des merlots et des cabernets sauvignons, vendangés bien mûrs et assemblés à peu près à parts égales, un peu plus des seconds. Belle robe, encore brillante, nez concentré sur des notes de prunes noires, et de fleurs, des roses séchées. En bouche, beaucoup de matière, des tannins fondus, du fruit et de la tendreté, une allonge élégante. Parfaitement à l'aise sur un paleron fondant et des carottes...

Les petites lampées se régalent avec une Dame mais pas seulement...

- De la syrah pour 90% et du viognier, provenant de diverses parcelles du nord de l'appellation, pour ce joli côte-rôtie Champin le Seigneur 2014 du Domaine Gérin. Une cuvée qui mérite d'attendre quelques années pour s'exprimer complètement, mais elle se laisse boire dans sa fougueuse jeunesse, sur un osso buco servi avec une jolie poêlée de champignons. Robe sombre, nez puissant sur les baies noires écrasées, des pointes d'épices, belle attaque et bouche, déjà soyeuse, pour mener à une finale agréable, longue et poivrée.

Les petites lampées se régalent avec une Dame mais pas seulement...

- Des bulles ! Et une cuvée que vous pourriez servir pour les fêtes, au retour de la messe...Ici, c'était à l'apéro, en attendant une feijoada brésilienne. Baptisée Mycorhize, « résultat de l'association symbiotique entre des champignons et les racines », elle est signée par Champagne de Sousa. « Cette cuvée a été mise en bouteille en juillet 2011 et a produit 1.212 bouteilles Grand Cru 100% chardonnay issu de plusieurs parcelles cultivées en biodynamie depuis 1999 et labourées avec un cheval depuis trois années », explique la maison champenoise. Dosée à trois grammes, Mycorhize se présente sous une robe haute-couture, bulles très fines, collier longtemps persistant, nez immédiatement séduisant, sur des notes briochées jouant avec des envolées de fruits blancs et d'agrumes. Attaque vive et riche, finale minérale et sensuelle. 45 euros.

Les petites lampées se régalent avec une Dame mais pas seulement...

- Les propriétaires du Domaine de Valmengaux, Béatrice et Vincent Rapin, m'avaient offert ce 2007 de la Dame de Onze Heures il y a quelques années et je l'avais volontairement oublié au fond de ma cave. Dame de onze heures ? Pas un rendez-vous galant mais une jolie petite fleur... Elle s'ouvre chaque jour à cette heure-ci dans les vignes qui, bien évidemment, ne connaissent pas de traitement chimique... « Vinifiée dans des cuves spécialement conçues, sans levures exogènes, élevée dans des barriques neuves à 50% durant dix-huit mois, ce Saint-Émilion Grand Cru propose une robe presque violine, un nez explosif plein de fruits rouges, des notes de café grillé mêlées à des pointes d'humus et de cuir. Bouche généreuse, résultat d'une belle extraction, tanins bien fondus, longueur harmonieuse sur des retours de vanille et de cèdre. À carafer. Et à servir sur une cassolette d'escargots et de cèpes aux lardons ...

Les petites lampées se régalent avec une Dame mais pas seulement...

- On reste dans le Bordelais, mais de l'autre côté, sur Pauillac, avec ce 2002 de Château Pontet-Canet, magnifique propriété de la famille Tesseron. 2002 ? Pas un très très grand millésime pour les rouges mais il ne mérite aucun dédain, surtout si l'assemblage contient du cabernet sauvignon, comme ici (65%). Assemblé au merlot (32%), à un peu de cabernet franc et de petit verdot. Robe sombre, nez sur les fruits noirs, du cassis mûr, des notes florales mêlées à des notes herbacées, des pointes de grillé et de cèdre. Bouche assez souple, manquant peut-être un peu de matière, mais tanins soyeux agréables, longueur respectable et vive. Sur un onglet bien bleu !

Les petites lampées reviennent bientôt...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article