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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

PS. L'abus d'alcool est dangereux, à consommer avec modération. 

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Publié par Alain Fourgeot

 Une fiole de Châteauneuf et un saint-estèphe 2011 en petites lampées...

BOURGES. Fiole ? Définitions : petite bouteille de verre à col étroit utilisée (notamment ) en pharmacie.  Et, au figuré, la tronche... (qu'est-ce qu'elle a ma fiole !) 

Au sens propre, voici donc une fiole* revisitée par la Maison Brotte ... Le flacon ? Créé en 1952 par un céramiste, il est censé représenter le « mouvement sauvage d'un cep de grenache sous le Mistral » et son « saupoudrage doré anthracite, les vins d'antan ». Le vin ? Unique en son genre,  avec un assemblage de plusieurs cépages dont le grenache, majoritaire. Non millésimé, puisque composé pour un gros tiers de vins de réserve, élevés jusqu'à cinq ans pour certains, mis en bouteille lorsque « le vin a atteint sa pleine maturité et qui peut donc être consommé dès son achat » nous informe le domaine. C'est la bouteille de châteauneuf-du-pape la plus vendue dans le monde sous la marque du Père Anselme**. Les vignes ? Trois-cent-cinquante hectares en AOC Châteauneuf-du-Pape, sur une grande diversité de sols. La technique ? Les cépages sont vinifiés séparément  avant assemblage. 

Avec ses 14,5 degrés et son côté sudiste, le vin semblait être le compagnon idéal de côtes de mouton escortées d'une semoule de couscous aux raisins de Corinthe. Dans les verres, ce châteauneuf s'offre sous ses plus atours, habillé d'une robe rubis sombre et de belles larmes. Au nez, des arômes de baies noires un peu sauvages, des notes de cerises à l'eau de vie, d'épices, de fumé voire de réglisse On retrouve tout  cela en bouche, très souple, voire un peu diluée, manquant d'un peu de matière mais se laissant boire avec plaisir. Dans les 20/25 euros.

*Les fioles se déclinent aujourd'hui dans d'autres appellations que Châteauneuf-du-Pape, en rouge et en blanc et même en magnum...

** C'était le nom de la marque d'origine des Brotte.

 Une fiole de Châteauneuf et un saint-estèphe 2011 en petites lampées...

- Autre vin qui présente une belle fiole (au figuré), ce saint-estèphe 2011 de Château Andron-Blanquet, un des plus anciens domaines de l'appellation, propriété, comme son voisin, Cos-Labory,  de la famille Audoy. On a déjà plusieurs fois goûté, dans des millésimes plus jeunes, les vins issus de ce vignoble de seize hectares situés sur la « croupe de graves » de Cos. Ce 2011, qui semble être un assemblage de cabernet sauvignon, de merlot et de cabernet franc, élevé en fûts, a parfaitement évolué et est, dix ans plus tard, parfaitement fréquentable. Robe foncée, nez sur les baies surmûries, confiturées, escortées de notes plus sylvestres et de pointes chocolatées. Bouche caressante, toute en rondeur, les tanins ayant eu du temps pour se fondent, ce qui m'exclue ni le fruité ni la fraîcheur... 

Les petites lampées reviennent bientôt...

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