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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Des bourgognes, des bordeaux et une bulle de Loire en petites lampées...

BOURGES. Ce soir là, c'était dîner japonisant, avec notamment des champignons eryngi, aussi appelés pleurotes de Panicaut, qui ressemblent un peu à nos cèpes, sans en avoir ni le goût, ni la consistance... On les a fait sauter, en lamelles, et servis avec de fines tranches de bœuf juste saisies au tepanyaki, le tout escorté d'une sauce soja relevé d'une pointe de wasabi et de feuilles de shiso finement hachées au couteau...santoku. Dans les verres, on a osé ce savigny-lès-beaume 2017 1er Cru du Domaine Chanson, qu'il n'est peut-être plus utile de présenter aux fous de vin fidèles. Sinon pour préciser que, dans ce vignoble de pinot noir, Chanson fait exception à la règle avec cette parcelle de 2,2 hectares plantée en chardonnay sur les Hauts Marconnets. La technique ? « Vinification et élevage en fûts de chêne avec une proportion de fûts neufs limitée à 15% sur ce millésime, marqué par une climatologie un peu chahutée, mais qui a permis de produire des vins précis, équilibrés et d'une grande fraîcheur.» Confirmation dans les verres. Derrière une robe pâle, un nez très bavard, sur le citron et les épices, des pointes de fumée et de vanille. Ciselée, dynamique, ronde, sur une longue finale salivante, la bouche tient toutes ses promesses, et répond parfaitement aux notes herbacées et mentholées du shiso... Dans les 39 euros.

Des bourgognes, des bordeaux et une bulle de Loire en petites lampées...

- Toujours la Bourgogne, avec cette cuvée Les Vergelesses 2017 du Domaine Jean Fery et fils, à Échevronne, entre Beaune et Nuits-Saint-Georges.  Quatorze hectares en bio qui s'étalent sur vingt-deux appellations dont Pernand-Vergelesses. Technique ? « Du pinot noir issu d'une vigne de quarante-cinq ans avec une densité de dix mille pieds l'hectare, vendanges et tri manuels, vinification naturelle sans levures artificielles, fermentation en fûts de chêne français, élevage en fûts de onze mois avant cinq mois de cuve, mis en bouteille après une légère filtration. » Robe rubis, claire, étincelante, nez élégant, des baies noires et rouges, du fumé, des pointes de sous-bois. Une belle vivacité à l'attaque, du fruité et de la souplesse, une jolie longueur. Ça se boit comme du petit lait et ça vaut dans les 34 euros. 

 

Des bourgognes, des bordeaux et une bulle de Loire en petites lampées...

- Après la Bourgogne, le Bordelais. Avec ce margaux 2015, très beau millésime, le Blason d'Issan, second vin du château du même nom, Grand Cru Classé en 1855, « emblématique » domaine de cinquante-trois hectares à portée de voix de Château Margaux, avec lequel il partage un terroir de graves riche en cailloux. L'assemblage ? « Du cabernet sauvignon, 60% et du merlot, macération de trois semaines, fermentations malolactiques et élevage en barriques dont 35% neuves. » Robe grenat sombre, nez un peu fermé à l'ouverture mais magnifique après un long carafage. De la violette, du sous-bois, des fruits noirs compotés, qui s'expriment pleinement en bouche, où, derrière un acidité rafraîchissante à l'attaque, se dévoilent des tanins caressants. Servi avec un filet mignon de veau, cuit à base température, fondant dans la bouche... Dans les 25 euros.

 

Des bourgognes, des bordeaux et une bulle de Loire en petites lampées...

- De Margaux à Saint-Estèphe, direction Château Montrose avec son second vin, la Dame de Montrose, millésime 2012, ouverte chez des amis à l'heure... fromagère ! Que j'ai laissé passer... pour déguster sereinement ce joli assemblage de merlot (76%) et de cabernet sauvignon. Techniquement, qu'en dit le domaine ? « Un millésime rythmé par les caprices du temps, avec une maturité inégale des raisins pour le merlot et un parfait état sanitaire pour les cabernets; longue macération de vingt-huit jours, avant un élevage de douze mois dont 30% de barriques neuves.» Belle robe rubis, nez immense, des notes de torréfaction et de cacao, des fruits noirs, du boisé discret, bien intégré. Bouche élégante, légèrement acidulée à l'attaque, menant vers une certaine plénitude, une rondeur fruitée, escortée de notes de zan et de pain grillé conduisant à une finale longue et apaisante.  

Des bourgognes, des bordeaux et une bulle de Loire en petites lampées...

- Les copines, qui ne boivent que  des bulles à l'heure de l'apéritif, ont adooooré... cette cuvée Émilie Laurance, signée Ackerman, devenue aujourd'hui Orchidées, Maison des vins. « C'est du champagne ? » Non, un crémant de Loire, méthode traditionnelle ..  Et du chenin, majoritaire, associé à un cabernet franc et du chardonnay pour un élevage de dix-huit à vingt-quatre mois sur lattes. C'est joliment doré, « le nez un peu tropical » dit l'une, les notes de grillé et de brioche se mêlant au fruité, « les bulles sont très fines, c'est frais, désaltérant, très agréable, d'ailleurs s'il en reste ... » Voilà ... Et ça vaut 12 euros. « On en commande pour les fêtes ? » Ben oui, si ça vous dit ...

Les petites lampées reviennent bientôt...

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