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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Angers. C'est un article de l'Agence France Presse, signé Anne Meyer, trouvé sur le web, que je vous propose ci-dessous. Il date du début février et du Salon des vins de Loire d'Angers et est probablement paru dans beaucoup de journaux. Mais comme vous ne lisez peut-être pas la PQR, allons-y...
« Pet'Nat, Tête à claque ou Turbullent : pour séduire la génération coca peu initiée aux subtilités du vin, des vignerons français surfent sur la tendance des vins légers en alcool (dix degrés maximum), surtout des rosés pétillants, très prisés à l'export. Loin des grands crus millésimés, ces "vins de copains", sucrés et aux arômes marqués de fruits rouges, sont une "porte d'entrée" dans l'univers vinicole méconnu de "la génération coca, pas éduquée dans le vin", des 20-40 ans, se réjouissent des vignerons au  Salon des vins de Loire à Angers (ouest). Ils proposent "une alternative heureuse au mélange coca-tequila" à des jeunes qui auront peut-être envie, ensuite, d'autres découvertes gustatives, espère Aynard de Clermont Tonnerre, viticulteur en Touraine (vins des bords de la Loire). Il a vendu en 2010, notamment à des bars à vins, dans les pays anglo-saxons et au Japon, quelque dix-huit mille cols de son Pet'Nat, un vin au goût de fraise à 8,5 degrés, élaboré depuis trois ans avec un cépage gamay et vendu sous l'appellation "vin mousseux de qualité de type aromatique". Ces vins légers, également produits dans d'autres vignobles que celui de la Loire, sont conçus selon la méthode dite "ancestrale", c'est-à-dire "l'arrêt du cours de la fermentation" avant que le vin ne devienne trop fort en alcool, explique Aynard de Clermont Tonnerre.

"Ca ne saoule pas, c'est bon, il y a un créneau pour que les jeunes qui n'aiment pas le vin puissent l'apprécier", estime Frédéric Pasteau, un commercial de Poitiers (centre-ouest) travaillant pour des cavistes, après avoir goûté l'un de ces vins. "Ça fait très diabolo", reconnaît Anne-Sophie Antoine, sommelière chez un chef étoilé de Vendée, jugeant néanmoins, au sortir d'une dégustation de Turbullent, la bulle "élégante" et le vin "sucré mais pas lourd, super pour un dessert à base de fruits rouges ou en apéritif". Au-delà d'une nouvelle clientèle "jeune" recherchée par certains producteurs dans un contexte de baisse de la consommation de vin en France, ces pétillants légers répondent aussi à la "peur du gendarme" des automobilistes. "Les gens qui doivent prendre la route après un apéro ou une réception, un mariage, sont intéressés", assure Jean-Jacques Bonnet, producteur bio de muscadet en Loire-Atlantique, qui sort des coulisses de son stand un blanc pétillant à dix degrés, pas encore baptisé. Et même certains puristes sont séduits, aux dires des vignerons.

"Les soi-disant grands connaisseurs, qui au départ n'en veulent pas car ils considèrent ces vins comme trop ludiques, une fois qu'ils ont goûté, ils reprennent un verre", assure Guillaume Reynouard, vigneron bio près de Saumur, qui a vendu en 2010 quelque 11.000 bouteilles de son Tête à claqueà 9,5% (mélange de Chardonnay, Chenin et de Cabernet franc). La moitié est partie à l'export, au Japon et aux Etats-Unis, assure-t-il.

La démarche "est intéressante, surtout dans le contexte d'élévation des degrés d'alcool des vins", considère un producteur de vin traditionnel, Alain Godeau. "C'est intéressant pour les clients, ils peuvent boire trois verres au lieu de deux", estime Amaury de Jessey, sur le stand du domaine du Closel, près d'Angers, en regrettant toutefois que ce type de vin ne connaisse pas, selon lui, de variations de goût d'une année sur l'autre. "Pour moi, c'est du sirop", renchérit, sceptique, Evelyne de Pontbriand, viticultrice du domaine du Closel.»

 


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