Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Cadio.jpgSylvie Cadio. Nous nous sommes "rencontrés" sur la toile, pendant la campagne... du Wine Blog Trophy. Ses amis l'appellent le plus souvent Cad, ou Mémé. Elle est restauratrice à Aumont-Aubrac. Avec le cuisinier Pierre Roudgé, qu'elle appelle «mon vieux Pierrot», ou «pépé» - il fut jadis doublement étoilé Michelin à Toulouse - elle tient le Grand Hôtel Prouhèze, face à la gare du bourg. Vous en saurez plus en lisant l'excellent article de Michel Smith (sur ce lien: Voyage éclair au pays de la Bête). Sur son profil Facebook, on peut lire ceci: « A l'âge de six ans, quand mes camarades voulaient être "maîtresse d'école" ou "infirmière" moi je voulais être Camille Claudel. Mais c'était déjà pris. Plus tard je me suis prise de passion pour les arts de la table : je n'aime pas faire la cuisine mais j'aime la goûter. Je suis donc en toute logique devenue restauratrice... d'œuvres d'art, notamment celles que je foutais régulièrement par terre après les avoir signées et que je recollais ensuite avec une réelle adresse. Mais comme on ne peut vivre toujours l'angoisse au ventre et l'assiette vide je me suis intéressée à la finance. J'aurais bien voulu faire Warren Buffet comme métier, mais ça aussi c'était déjà pris. Après quelques années passées à compter les sous des autres, je me suis dit que j'avais assez d'expérience(s) pour tenir la caisse d'un vieux chef (à la condition qu'il soit spirituel, intelligent, doux, fin, délicat, ni fidèle, ni jaloux, et j'en passe). Mais pour tout vous dire, mon vrai bonheur, celui sans lequel je ne sais pas exister, c'est le plaisir des mots ». Et les mots, elle les utilise à merveille, notamment en participant à nombre de débats sur les réseaux sociaux. Merci pour tout, Cad, ne change rien ...

- Le déclic ? Le premier verre ? Le premier verre, je ne l'ai pas aimé du tout. Comme le font beaucoup d'enfants j'ai trempé mes lèvres dans un verre où il restait un peu de cette boisson rouge que l'on interdit aux petites filles. J'ai trouvé ça excessivement mauvais, en recrachant j'ai taché mon joli chemisier tout neuf, ce qui m'a trahie et valu une belle engueulade. Je n'ai jamais su si la baffe était pour avoir goûté au breuvage interdit ou pour avoir taché la chemise... J'ai persévéré dans l'interdit – celui du vin et quelques autres que j'avouerai plus tard sur d'autres lignes - , mais ce n'est que bien plus tard que j'ai commencé à vraiment apprécier le vin, à vouloir le découvrir, bien modestement d'ailleurs. Je crois que le premier qui m'ait vraiment excité les neurones (au bon sens du terme) c'était un moulin-à-vent, ouvert par mon père, lors d'un simple repas de famille. C'était il y a sans doute plus de quatante  ans.

- Une devise ? Le dollar avant qu'il ne devienne une monnaie de singe...

- Le meilleur souvenir de dégustation ? Dans toute dégustation il y a un peu de plaisir et beaucoup de désagréments

- Cave ou armoire? Combien de bouteilles ? Au restaurant : les deux. Combien ?Ça dépend des saisons. A titre personnel je ne suis pas du genre qui collectionne, même si je garde quelques jolis cols, à boire un jour ou l'autre, de préférence avant qu'ils ne soient plus que de pauvres vins de bibliothèque

- Les trois coups de cœur du moment ? Je ne suis pas très sujette aux coups de cœur. Lorsque j'en ai un il est éphémère. Mon plus grand coup de cœur, j'espère qu'il sera pour demain. Le vrai coup de cœur, je l'ai eu il y a plusieurs années, je ne dis pas qu'il n'y en a pas eu d'autres depuis, mais celui-là il m'a marquée. Au vrai je ne sais pas si c'est Maxime ou si c'est son vin qui m'a émue le plus. Les deux sans doute. Le bonhomme s'appelle Maxime Stève.  Il est vigneron à Tresques. Et son vin : Domaine de BarryJe ne suis même pas sûre qu'il ait un site internet, c'est dire combien il n'est pas à la mode le père Maxime. Son vin n'est pas, curieusement, à l'image du mec : car on dit souvent que le chien et le maître se ressemblent, on dit aussi que le vin et le vigneron sont semblables. Ben là, non! Maxime et son vin sont - a priori - très différents. Maxime, on le prendrait volontiers pour un fou, pour un furieux. Pour un fou furieux! Alors que son vin, c'est que du bonheur, que du fruit, son vin, c'est "que" du vin. Et croyez moi c'est déjà beaucoup.Lorsque, il y a presque dix-sept ans, j'ai rencontré pépé Cad, il m'a tendu un verre et m'a dit : "tiens! goûte ça!" 

J'avais pas le choix. 
J'ai goûté
J'ai aimé
Maxime Stève il se trouvait à la table d'à côté. 
J'ai su très vite, quand on a commencé à parler un peu (il est du genre taiseux, Maxime.. mais quand il se lâche t'as l'impression que des ailes nous poussent, à tous) j'ai su très vite quand il a commencé à parler, que j'avais en face de moi un mec rare. Et je n'ai plus eu envie d'aller me coucher. 
Il y a de ces nuits qui sont longues sans qu'on s'en rende compte. Que dire de plus? Maxime Stève - Domaine de Barry - Tresques

Commenter cet article