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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Arditi

Pierre Arditi. « Je suis un réceptacle du bonheur que le vin procure, et ça se voit ...», lance-t-il en trinquant avec sa voisine *. La main sur le ventre, il parle de sa difficulté à garder la ligne. Car il faut avoir la forme pour être tous les soirs sur la scène du Théâtre Edouard VII et jouer Comme s'il en pleuvait... L'homme du Sang de la vigne aime le vin et le revendique, collectionne les bouteilles, écrit sur le vin dans un magazine, n'hésite pas à promouvoir des grands crus. Et a bien voulu répondre aux cinq questions des Fous de vin. Merci et chapeau bas !

- Le déclic ? Le premier verre ? Si je m'en souviens ! C'était une horrible piquette, un candeval vendu chez  Nicolas... C'était dans le début des années 1960. Quand on buvait du vin à la maison c'était très mauvais, du vinaigre presque. Et puis, un jour, bien plus tard, j'ai bu à Lyon des beaujolais et j'ai aimé ça. Puis mon ami Jean Poiret m'a fait rencontrer Lucien Legrand, des caves du même nom, vous voyez où c'est ? Lucien m'a fait découvrir des saumur-champigny, c'était très à la mode, puis des côtes-rôtis de Guigual, je vous parle de ça il y a trente ans, la Landonne et la Mouline, qu'il nous a servie avec une côte de bœuf. Depuis, ça m'accompagne... Quand il y a côte de bœuf il y a la Mouline ...

- Une devise ? Ne pas boire ou boire sans modération...

- Le meilleur souvenir de dégustation ? Pétrus 1970 bu en 1984 au restaurant le Crocodile de Strasbourg, pendant la tournée de Un tailleur pour dames... de Feydeau. Ce fut un moment absolument sublime.

- Combien de bouteilles en cave ? Bof ! Environ douze mille, beaucoup de bordeaux, de grands crus bien sûr, presque tous, mais aussi des bourgognes, des vins de la vallée du Rhône, de la Loire avec notamment des rouges du Clos Rougeard, de Château Yvonne, des moelleux de Jacky Blot, des alsaces, des provences de Clos Milan, et même des vins étrangers et un tout petit peu du passito de Carole Bouquet.

- Les trois coups de cœur du moment ?

. Domaine de l'Aurage, des Mitjaville, un côte-de-castillon qui allie tout ce que j'aime dans le vin, je ne dirai pas un vin féminin, car ce terme m'exaspère, cela signifie souvent qu'il s'agit d'un vin sans matière, alors que là, c'est riche, velouté, soyeux, avec une fraîcheur exceptionnelle.

. Un bourgueil, cabernet franc, la cuvée Mi-Pente du Domaine de la Butte de Jacky Blot, superbe, goûteux, gourmand, subtil et sublime.

. Un meursault pour finir ? La cuvée les Luchets 2005 de Jean-Marc Roulot. On est là sur un exemple des vins jansénistes, c'est à dire dans une sorte de rectitude, dans une tension extrême, mais si on passe par là, c'est la jouissance, c'est un vin masqué, et j'aime ça...

 

* A la table de l'Apicius, le restaurant de Jean-Pierre Vigato, pour le deuxième acte du Déjeuner des 20, organisé par Jean-François Hesse, le directeur de l'Agence de communication Transversal. Le premier acte avait eu lieu un peu plus tôt autour de la cuisine d'Alain Pégouret, au restaurant Le Laurent. Lire ici :  Quand les petites lampées sont "people" et triplement étoilées ...

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