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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Corbieres-Veredus.JPGBourges. Voici la première courgette ronde de Nice récoltée dans mon jardin! Elle était attendue, désirée, presque autant que l'héritier du trône de France... Vous savez qu'on vit une drôle de saison dans les potagers. Sécheresse, bestioles, maladies, j'en passe, il faut avoir le moral ! Bon, cette courgette, je l'ai farcie copieusement d'un mélange de chair de volaille, de la dinde, c'est bon pour la santé, et de porc, pour donner un peu de gras. Le tout bien relevé de coriandre et de persil plat, de poivre blanc et d'une pointe de piment japonais à la mandarine. Et hop, au four, tranquillement, pendant près de deux heures. Il faut l'arroser, généreusement, pendant la cuisson, pour que la farce reste moelleuse. Restait à trouver le liquide pour accompagner cette belle journée d'été. Rosé ? Évidemment, mais on a changé de région. Un corbières, tiens, bien frais. Château Veredus, de la famille Fabre, à Cruscades dans l'Aude. Veredus ? Pour ceux qui auraient oublié leur latin, traduire par cheval de poste. Le domaine borde d'ailleurs la via aquitania, qui reliait la Grande Bleue à l'Atlantique.  Vieille famille languedocienne, les Fabre sont dans le vignoble depuis des siècles et possèdent trois autres propriétés (Luc sur Orbieu, Fabre Gasparets et Grande Courtade) en plus des cent hectares de Veredus, entièrement cultivés en agriculture biologique, avec certification Ecocert en 1992. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de la Méditerannée, mais à l'abri des vents, sous un climat aride et chaud, qui permet aux cépages ( carignan, syrah, grenache, mourvèdre, cinsault, viognier...) d'arriver à parfaite maturité. Pour ce rosé de saignée intégrale, vinifié en cuve béton, c'est le grenache (50%) qui domine, associé au cinsault (30%), avec un peu de syrah et de carignan (10%). La robe est aussi belle et élégante que celle de Charlotte de Monaco le jour du mariage princier, et aussi claire que ses yeux. On se régale d'entrée avec le nez, très floral, sur de légères notes de roses anciennes. En bouche, c'est frais, très désaltérant, fruité mais pas trop, un brin acidulé, à peine épicé, long. Bref un vrai et séduisant rosé d'été. Et à un prix sympathique.

Sur ce, je me tire en Écosse. Les prochaines lampées seront de... whisky. Elles reviennent bientôt...

(7 euros dans les magasins et cavistes bios)


 

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