Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Bourges. Trois jours de soleil et retour d'un crachin breton... Tant pis, viendra bien un jour ! En attendant le quatrième épisode des petites lampées de rosés fait une sorte de tour de France, de Reuilly au Languedoc en passant par le Mâconnais, le Jura et la Provence...

Les-Poetes-copie-2.JPG

- Gris de Reuilly des Poëtes . Chez des potes, l'autre soir, on se régale d'une délicieuse terrine de haddock, crème ciboulette, avec ce gris, comme pinot gris de Reuilly, vinifié par Guillaume Sorbe. J'ai déjà un faible affiché pour ce cépage mais là, on touche du doigt le grand bonheur. Belle robe pâle, nez explosif, pêche de vigne. C'est fin, fondu, fondant, fruité, sur une jolie acidité, gourmand, long, tout en dentelles... Le problème c'est que la récolte 2012 a été si petite que Guillaume Sorbe n'a plus de gris à vendre ! Faudra donc maintenant attendre l'année prochaine, à moins d'avoir des amis prévoyants...

Rose-Macon.JPG

- Mâcon rosé de Charnay-les-Mâcon. Changement de registre avec ce rosé de gamay de la Cave de Charnay-les-Mâcon, présenté dans une bouteille sablée à capsule à vis. On l'a dégusté en dévorant un délicieux clafoutis aux cerises du jardin... Joli, sympa, acidulé, assez vineux, sur un nez de de petits fruits rouges, retrouvés en bouche sur des notes persistantes. Du plaisir simple à 5 euros ...

Arbois

- Arbois rosé de Tissot. Un peu plus loin, sur la route de la Suisse, on passe chez moi, enfin sur la terre de mes ancêtres, entre Arbois et Poligny... Dans le Jura, il n'y a pas que du "jaune", il y a aussi un joli cépage, le poulsard, dont est issu ce rosé de pressurage direct du Domaine Jacques Tissot. Rosé de caractère, affichant une jolie robe, sur un nez pêchu et complexe, raisin frais, fleurs et fruits blancs, légèrement acidulé en bouche, serein, charnu, persistant. Il a escorté des œufs de cane cassés sur une poêlée de pois gourmands... Pas mal ! 6, 30 euros.

Begude.JPG

- Bandol by Bégude. Si vous suivez les blogs pinardiers, vous connaissez sûrement  l'histoire de la cuvée Irréductible, un des rosés du Domaine de la Bégude, recalé à l'agrément pour la seconde année consécutive, en raison de sa couleur trop soutenue et vendu en vin de table... Relire ici le papier du Bon Vivant, Nicolas de Rouyn, écrit sur ce sujet, l'an dernier... Le Bandol by Bégude est, lui en appellation. Un assemblage de mourvèdre (60%), grenache (35%) et cinsault, issus de vignes d'une quinzaine d'années, en agriculture biologique (Écocert). Un bandol de caractère, musclé, carré, ample, sur le fruit mûr, gourmand, sur une longue finale rafraîchissante. Pour lui tenir tête, nous avions choisi des sardines de Méditerranée, crues sur une salade d'épinard du jardin ... Mais c'est vous qui voyez ! Le bon et le bio a un prix : 16,50 euros...

Rose-Altair.JPG

- L'Altaïr rosé du Mas Amiel. On reste dans le haut-de-gamme, pour le clap de fin de ce quatrième épisode des rosés d'été, avec cette cuvée Altaïr. Elle tape dans l'œil avec sa jolie robe qui évoque l'été, la légèreté, une rencontre sous une roseraie... Sublime assemblage de « vieux cépages du Roussillon, grenache noir ( dominant), grenache gris, carignan et mourvèdre », nez à la fois intense et raffiné, à la fois floral et fruité, sur une bouche acidulée, équilibrée, fraîche, d'une fatale gourmandise. On l'a partagé sous un parasol en attendant l'heure du dîner... Son prix ? 18,50 euros ! Les plaisirs majuscules ne sont pas donnés...

Les petites lampées ( de rosés) reviennent bientôt...

Commenter cet article