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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

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Bourges. L'autre jour à La Courcillière, le restaurant des marais de Bourges. À l'invitation du chef Denis Julien, Jean-Baptiste Charpentier (trente ans), qui dirige, depuis fin 2012, avec son frère Béraud (vingt-sept ans), le domaine familial de Reuilly, a passé l'après-midi derrière le comptoir du restaurant pour présenter ses vins et notamment le millésime 2012. Le domaine ? Quelque 280 hectares de céréales et onze hectares de vignes, du sauvignon, du pinot noir et du pinot gris, ce dernier pour un beau rosé qui régale les soirs d'été ... Et ce rouge 2012 ? « C'est un joli millésime, catastrophique en terme de volume mais, avec de belles grappes, un joli jus, une belle concentration, ça fera des vins de garde » commente le vigneron. Dégustation : pinot noir typique du Centre-Loire, léger, fruité, digeste, presque gouleyant. (7,20 euros).  Jean-Baptiste Charpentier avait aussi apporté sa cuvée élevée en fûts de chêne ayant déjà "travaillé". Plein de fruit, d'une belle rondeur, sur des notes un peu toastées. (7,70 euros). Enfin, deux blancs. D'abord la Cuvée Les Beaumonts, macération pelliculaire d'une dizaine d'heures, avant pressurage. Rond, beurré, sur la pêche blanche, jolie finale. On se croirait presque de l'autre côté de la Loire. (8,20 euros). Enfin, le sauvignon traditionnel, pressurage direct de deux heures après la récolte, nez de buis, d'agrumes, attaque vive, belle acidité. (6,70 euros). Pour les huîtres, la semaine prochaine... 

Cornas-bio.JPG

La semaine dernière on a ouvert ici, sur des tranches de panis poêlées et un carré d'agneau, ce cornas bio 2012, de la Cave de Tain l'Hermitage. De la syrah provenant de terrasses granitiques, un rendement de moins de quarante hectos, un élevage en fûts pour conserver le fruit. Il est noir et mûr au nez, qui relève des pointes de fumé et de cuir. Un brin d'épices en bouche, des notes chocolatées, une belle ampleur et une longueur gourmande. (19.40 euros). De la même cave, on avait goûté quelques jours avant, le saint-joseph, même millésime, toujours de la syrah, avec un élevage partiel en fût. Un peu plus floral, peut-être, mais toujours aussi gourmand en bouche, juteux, avec une pointe de minéralité qui lui donne une belle fraîcheur. (13 euros).

Ardeche-Le-temps--JPG

J'ai déjà ici parlé du chatus, ce cépage peu connu des fous de vin. L'Ardèche en compte une cinquantaine d'hectares dont deux plantés en 1888. La moitié appartient à la cave La Cévenole, l'autre moitié est répartie entre coopératives et particuliers. Ce Temps qui reste 2011, un IGP Coteaux de l'Ardèche, provient du Domaine Benoît Salel et Élise Renaud, installés depuis 2008 du côté de Faugères, dans le sud du département. Dix-huit mois d'élevage en fûts après une longue cuvaison de quatre semaines, pour ce vin rustique, plein, fruité et puissant, parfait avec un pot au bœuf de saison. 15 euros.

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Direction le Bordelais pour les deux dernières bouteilles de ces petites lampées d'avant Noël. D'abord ce graves rouge 2010 de Château Villa Bel Air, à Saint-Morillon, un domaine créé dans les années 1990 par Jean-Michel Cazes. Merlot (50%) cabernet sauvignon (40%) et cabernet franc, élevage de douze mois en barriques neuves, jolie robe violine, nez floral, un peu sur la violette, notes toastées, charnu, élégant, profond en bouche, sur une finale vanillée. Beau millésime qui peut attendre quelques années avant d'être bu dans sa plénitude. Dans les 15 euros..

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J'achève ces petites lampées par ce Cru Bourgeois de Margaux 1999 de Château Paveil de Luze, un magnum extirpé de ma cave, ouvert dimanche soir sur des escalopes marinées, soja et gingembre, cuites façon niponne, sur le teppanyaki. Et en joyeuse compagnie... Vous lirez par ailleurs que Paveil, une des plus anciennes propriétés du Médoc, trente-deux hectares d'un seul tenant, est aujourd'hui dirigé par Frédéric de Luze, qui représente la sixième génération. Le vin ? Le cabernet sauvignon semble très majoritaire, assemblé au merlot et au cabernet franc. Un peu fermé au début, j'aurais du le déboucher plus tôt, voire le carafer, il s'ouvre tranquillement sur un nez de mûres, de cassis confits, de grillé, des pointes de cuir et d'humus. Bouche ronde, pas d'une ampleur exceptionnelle, mais très agréable, bien en place, et finale assez soyeuse...Joli moment, les copains !

Les petites lampées reviennent bientôt...

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