Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Clos de l'Église

Bourges. C'était donc un dimanche d'une insondable tristesse, gris et humide, plafond bas, comme seul le Berry (et peut-être le Grand Nord !) sait en offrir en hiver... Un dimanche à rester au chaud, autour d'une grande table fleurie, avec quelques ami(e)s épicurien(ne)s, feu de cheminée, fond sonore jazzy... On a attaqué, un peu après midi, avec des bulles, autour de deux grandes assiettes de petits morceaux de pain grillé tartinés d'houmous, certains avec des anchois marinés au vinaigre, des pistaches grillées et des olives marocaines au fenouil. D'abord le montlouis-sur-loire de François Chidaine, brut non dosé, 100% chenin, que j'ai déjà signalé dans une précédente rubrique. Un petit bijou. Autour de la table, certains m'ont complimenté pour la qualité de ce «champagne»... Ben non, ce sont de fines bulles de Loire. Un régal de minéralité, sur des notes de pommes et d'infusion, plein de fraîcheur, droit comme un i. Pour moins de dix euros, qu'on se le dise. Vite bu ... Derrière, pour la transition, un champagne, un vrai, le brut zéro dosage de la belle maison Drappier - il est aussi dans ma sélection de bulles pour les fêtes. Un 100% pinot noir cette fois. J'adore, les amis aussi, ce champagne vif, péchu, désaltérant, aromatique, précis... On en boirait des litres !

2.JPGSancerreJolivet-2010.JPGCertaines ont terminé leur coupe à table, avec le foie gras, traditionnellement servi ici avec des betteraves crues tranchées à la mandoline et marinées à l'huile de noix, trait de véritable vinaigre balsamique, tour de moulin à poivre. Les mecs avaient fini leur verre. Certains souhaitaient un vin sucré, d'autres un sec. Pour le côté moelleux, on a testé un "vieux" coteaux-du-layon, millésime 1995, du Domaine Cady (à Saint-Aubin-de-Luigné) et une récolte tardive 2009, côtes-de-gascogne, Cuvée Victoire, du Domaine Arton, de Patrick et ... Victoire de Montal ( trente-cinq hectares sur un sol argilo-calcaire, à Lectoure, dans le Gers). Pas mal d'évolution sur le layon, abricots confits, fruits exotiques trop mûrs et cire. Avec la Cuvée Victoire, assemblage de gros et de petit manseng, élevé en fûts, fruits confits et notes de grillé, on était là encore parfaitement dans le ton. Pour le blanc sec, on a jeté notre dévolu sur un sancere, mais oui, pourquoi pas ? Le blanc 2010 du Domaine Jolivet, élevé en cuves inox, asssembalge de sauvignon provenant pour « 50% de cailottes, le reste des terres blanches et de sols pierreux ». Très minéral, un brin variétal, sur une finale citronnée, parfait pour se « refaire le palais », selon l'expression de Fred, avant de passer au plat suivant...

Chateau-Laroque.JPGBarville.JPGEn l'occurrence des encornets grillés sur le tepanyaki, persil, ail et citronnelle, en duo avec un risotto aux cèpes et aux oronges, légèrement relevé de piment japonais. On est passé au rouge ... Clos de l'Église 2001, en côtes-de-castillon. Un domaine des Vignobles Perse, Gérard Perse, celui de Château Pavie, à Saint-Émilion. Assemblage de merlot (70%) et des deux cabernets, pour ce Clos béni, sur un nez de mûres confites, plein de jeunesse malgré ses dix ans, pointes de réglisse et de griottes... Certains ont préféré le 2001 de Château Laroque, Grand Cru Classé de Saint-Émilion, peut-être plus complexe, dense, sur des fruits cuits, des notes de cuir et de sous-bois. Ensuite, direction le Rhône avec un châteauneuf-du-pape 2004 du Domaine Barville propriété des vignobles Brotte. Assemblage traditionnel de grenache noir, syrah et mouvèdre, élevé douze mois en foudres, sur des arômes de cerises noires, poivré et épicé à la fois, d'une grande ampleur en bouche, plein, opulent, notes de champignons qui n'ont pas désavoué le risotto... Avec les fromages, au gré des goûts, et le dessert, un cake aux prunes et un gâteau au chocolat, on a terminé les bouteilles ( la Cuvée Victoire, sur le cacao, hum!) en attendant le café gourmand. On avait parlé politique, beaux arts, cinéma, champignons, gastronomie, vin, vacances. A l'heure du café gourmand, sans pousse...il était 18 heures et des poussières... Au diable l'insondable tristesse de ce dimanche d'hiver !

Les petites lampées reviennent bientôt...

Commenter cet article