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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Figeac 61...Paris. Si la renommée d'un château bordelais se mesure à la présence du gotha de la presse spécialisée, alors celle de Château Figeac est grande ! Car il y avait du beau monde, des plumes et des nez, l'autre jour au Lutétia, pour cette première rencontre avec les journalistes, organisée par ce Premier Grand Cru classé de Saint-Émilion, voisin de Cheval Blanc... Jacques Dupont (1), qui n'était pas là, qui ne vient jamais à ces déjeuners, situe Figeac « tout en haut »; « parmi les trois meilleurs si ce n'est souvent le meilleur des grands de Bordeaux, toutes appellations confondues.» C'est dire.

 Figac-Plat-veau.JPGDonc, l'autre mardi, la presse du vin était reçue par le comte Éric d'Aramon, gendre et successeur de Thierry Manoncourt, décédé l'an dernier, qui fut pendant des décennies le « grand rénovateur, amoureux transi de Figeac », toujours selon Jacques Dupont. Au programme, une verticale des cinq derniers millésimes mis en bouteilles (de 2005 à 2009 ), puis un déjeuner arrosé de trois autres millésimes: 1986, 1970 et 1961. Pour accompagner, successivement, une fine tartelette de homard (trop cuit) à la petite ratatouille niçoise ( trop salée), riquette aux pignons de pin; un (tendre) filet de veau français aux girolles (trop salées), mêlée d'artichaut aux tomates cerises confites, gratin de macaroni au foie gras de canard; un (inutile) Rocamadour, verdure aux dès de pain de campagne grillés; et un craquant d 'amandes, ananas Victoria caramélisé à la passion, assez bon. 

 J'ai adoré le 2005, que je n'ai pas craché. Je me suis même servi plusieurs fois, en attendant de passer à table. Pour le plaisir. Finesse et puissance, longueur soyeuse interminable. Et le 2009 n'était pas en reste. Les autres millésimes non plus. A table, le 1986, sur des notes de fumé, rond et soyeux, aurait mérité d'être carafé pour s'exprimer davantage. Le 1970, très beau millésime, fut annoncé « un peu plus rigide », par mon voisin, un peu rigide lui aussi... Enfin, le 1961, millésime rare, qualifié de millésime du siècle ... dernier, fit l'unanimité. Rare et cher. Et grandiose. Comme certains plumitifs avaient quitté la table avant l'heure du dessert, nous avons eu droit à une seconde bouteille, pas tout à fait dans le même registre, mais toujours magnifique.

Figeac est grand, très, très grand, je confirme... Les petites lampées reviennent bientôt... 

1) Le Guide des vins de Bordeaux chez Grasset.


 


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