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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Domaine-du-Cellier.JPGParis. On est juste derrière l'Assemblée nationale, sur la petite place, à attendre l'heure... Vincent Lindon, pantalon beige et blazer bleu marine, mocassins en daim, vient de sauter de sa Vespa et de se précipiter chez le fleuriste du coin. À genoux, il prend dans ses bras des roses rouges, puis des roses blanches, les hume, passe commande. Un dîner ? Un rendez-vous ? Un lendemain de nuit d'amour ? Je rêvasse... Avant mon rendez-vous dans l'un des deux restaurants parisiens Bernard-Loiseau. Chez Tante Marguerite. Souvenir... Nous aussi avions dans la famille une tante Marguerite, que tout le monde appelait tante Margot. Elle adorait qu'on l'emmène au restaurant ouil fallait toujours commander le meilleur. Et du vin blanc. Elle raffolait du blanc, dont elle buvait un verre ou deux, à chaque repas, pour accompagner sardines crues à la croque-au-sel, huîtres et coquillages, cagouilles à la charentaise et fraise de veau au persil.

Cher-Loiseau.JPGTante Margot aurait aimé Tante Marguerite, au 5, rue de Bourgogne... Et aussi ce déjeuner bourguignon, composé par Pedro Gomes, le chef de l'endroit, avec la participation de Patrick Bertron, le boss des cuisines Bernard-Loiseau (photo). Déjeuner donné en l'honneur du Domaine du Cellier aux Moines, propriété de Catherine et Philippe Pascal; j'y reviens plus loin. Le menu ? « Cuisine bourguignonne, de terroir et de saveurs » selon le mot de Patrick Bertron: délicieux jambon persillé du Morvan, poireaux vinaigrette  en parfait accord avec le bouzeron 2009; poêlée de cèpes et girolles, œuf poché, superbement épaulée par du mercurey blanc, les Margottons 2007 et 2008; pot-au-feu de joue de bœuf et moelle sur le givry 1er cru Clos du Cellier aux Moines 2008 et 2009, ce dernier faisant merveille sur le dessert, une tarte légère aux chocolats ( au pluriel ) et poire au vin rouge (photo du haut). 

Le domaine.On fait court sur son passé, une étude « historiographique » est lancée pour mieux connaître le vignoble cistercien bourguignon. Elle doit aboutir en 2012 sur une publication aux Éditions Assouline, signée Gilles Platret, historien, président de la Société d'histoire de Chalon-sur-Saône. Un peu de patience donc... Le domaine, dont l'histoire remonte à plus de sept cent cinquante ans,  est racheté en 2004 par Catherine et Philippe Pascal, qui consacrent quatre années à la restauration du Cellier, classé monument historique. Ils reprennent l'exploitation des vignes du Clos, avec un jeune vigneron givrotin, Erwan Bretaudière, en 2006. Depuis, le désherbage chimique est banni, les vendanges sont manuelles, les rendements passés à 35 hectolitres, le suivi parcellaire est la règle et l'élevage se fait en fûts de chêne pendant un an. Le domaine compte quelque cinq hectares de Givry Premier Cru, une parcelles de soixante-deux ares à Mercurey, au lieu-lit Les Margotons, sur des marnes blanches et des calcaires, et deux petites vignes à Bouzeron d'où provient l'aligoté 2009, pâle, ciselé comme une pointe de flèche en silex, nez floral et citronné, bouche ample, servi sur le jambon persillé. (11 euros à la propriété). Les autres vins: Les Margotons, mercurey 2007 et 2008, blancs puissants, gras, floraux et charmeurs (15 euros et 16 euros); Givry 1er Cru 2008 et 2009, rouges charnus et croquants, prometteurs, sur les fruits rouges. (19,50 et 22,50 euros à la propriété). Autant de vins à encaver sans tarder. En attendant de les boire, ora et labora (Prière et travail) pour tous...

Les petites lampées reviennent bientôt...

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