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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

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Léon Mazzella di Bosco. Sur sa carte de visite, il s'annonce « dégustateur d'ortolans, mercenaire en cavale. » Si on lui en demande un peu plus sur ses activités il répond: « J’écris ("bon qu’à ça", comme disait Beckett : j’ose !) et je bois, from time to time. J’aime, surtout. La Nature, les femmes, mes enfants, la vita bella.»  Sur Kally Vasco, son « blog littéraire et gourmand », on en apprend un peu plus. Notamment qu'il est né en Algérie (comme moi !), à Oran, et qu'il a grandi à Bayonne. Fait Sciences-Po et Droit. Et ses premières armes dans la presse pour le journal Sud-Ouest. Journaliste, « spécialiste en art de vivre », écrivain, éditeur, critique littéraire, Léon Mazzella di Bosco consacre son temps aux voyages, à la lecture, à l'écriture, tout cela en « riant de tout mais pas avec n'importe qui ». Merci d'être là..

- Le déclic ? Le premier verre ? Oh putain ! Un makila, irouléguy de sous-sous-préfecture, avant l’ère préhistorique des Coopé. Au goulot, sur un col au-dessus de la forêt magique-mythique d’Iraty, Soule – sans jeu de mots, c’est en Pays basque, oui môssieu ! En mordant une fougasse au xingar et en attendant d’hypothétiques palombes avec mon ami Beñat. On se caillait et c’était en octobre 1975.
 
- La devise ? Va nu. (et "deviens celui que tu es"), c’est de Nietzsche.
 
- Le meilleur souvenir de dégustation ? La mousse savonneuse d’un mousseux tiédasse, un 31 décembre à minuit-une, servi d’abondance (dix-huit ou dix-neuf grosses bulles) dans le capuchon en plastique rose d’un biberon sale, à La Havane, chez Jesus (vrai !) : mon meilleur champagne (Salon, à côté, peut se rhabiller). 
Deuzio (parce que je t’en mets deux pour le prix d’un) : un brane-cantenac 1985 (dans ma gourde Grand-Tétras en fer blanc, mais remplie à ras-bord, afin d’éviter qu’il soit secoué comme un écrivain plein de larmes), en pleine montagne pyrénéenne (again), au cœur serré d’un brouillard à couper à l’Opinel, mon chien tenu ferme par la peau du cou de la main gauche (au bord d’un précipice), et une truite fario chopée à la mouche qui grillait grave sur une braise de peu, à droite, à bout de fourchette cabossée !
 
- Cave ou armoire? Combien de bouteilles ? Aucune ! Fou, va ! "La cave, c’est ce qui reste quand on a tout bu" (Pierre Veilletet). Citation phare (de mon first rédac’chef), placée en exergue de mon bouquin abusivement titré Mon livre de cave (Chêne), vu que j’en ai pas, que j’en veux pas, et que je dis comment en avoir une, et bonne en plus.
 
 - Les trois coups de cœur du moment ? 
. La Sorga, quoi que le petit Tortul donne, je prends les cuvées, de saint-chinian et de la Lune si ça lui chante, les yeux fermés, mais les narines et les lèvres entr’ouvertes. Rouge. Sans âge.
 . Tu vas rire : un truc fastoche acheté 5 euros ce matin au franprix d’en bas (mon fils rugbyman-paysagiste en herbe(s) venait manger du magret) : 100% bio "merlot cabernet du pays d’oc" packaging inconnu des services de beau lisse : un sac wine pouch baptisé "Bivouac" (j’aime) qu’y dit "1,5 litre", avec un robinet comme pour un cubi des familles. Ça ne prend pas la tête et c’est friand comme la promesse d’un barbecue avec des filles au-delà de la fumée, à cause que leurs cheveux... TU piges le truc : les coquettes de bord de Marne, quoi...
. Ne me parlez pas/plus de bordeaux, merci. Donc, là, ces minutes-ci, un(e) costières-de-nîmes, (la purée, qu’est-ce qu’ils bossent bien les gonzes !), classique, Nostre Païs, rouge, de Michel Michel Gassier. Parce que c’est … BON.

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