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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

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Laurent Probst Un Suisse dans la bande des Fous de vin ! Laurent Probst, marié, père de deux enfants, infirmier hospitalier de son état, vit à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, donc. Quand on lui demande de parler de lui il évoque sa passion pour les musiques anciennes, Renaissance et baroque. « Je suis devenu fou de musique il y a plus de trente ans en découvrant une cassette, c'était une autre époque », commente-t-il. Et le vin dans tout cela ? « Je suis présent sur le Net depuis plus de dix ans, forums d'abord, blogueur ensuite, ajoute-t-il. J'ai créé il y a trois ans et demi mon blog sur les vins suisses : Vins Confédérés. Ce blog possède depuis quatorze mois mois son nom de domaine.» Laurent vient de participer au 43ème Vendredi du vin  sur le thème des élections pinardentielles 2012 avec un texte dans lequel il se montre d'une neutralité très... suisse, évidemment. Ses réponses au questionnaire des Fous de vin... Avec les remerciements d'un Jurassien.

- Le déclic ? Le premier verre ? Le déclic... Un gros sentiment de honte suite à un manque de savoir vivre  après avoir servi de l'eau et des jus de fruits à un amateur de vin invité à souper à la maison il y a près de vingt ans. De fait, un peu plus tard, le premier verre n'a pas été une révélation, mais plutôt le début d'un long, long long apprentissage qui se poursuivra je l'espère encore longtemps. Au delà du vin lui-même, je suis aussi très sensible à la beauté des paysages viticoles. En Suisse, je suis servi !

- La devise ? Je n'ai pas de devise pour m'accompagner. J'aime bien celle de Willi Schaefer, vigneron à Graach en Mosel : "Plutôt être que paraître". Elle est suffisamment explicite je crois, mais je ne saurais me l'approprier. Pour le blog, j'ai créé une phrase d'accompagnement qui explique bien mes intentions : "Librement et avec plaisir".

- Le meilleur souvenir de dégustation ? Question difficile car je ne m'attache pas à mes souvenirs de façon absolue et permanente. Le présent et le futur m'occupent beaucoup aussi. Cela pourrait être un vin liquoreux du Valais. Peut-être issu de la dégustation de liquoreux pour la rencontre avec les vins suisses en 2002 que Marie-Thérèse Chappaz avait animé après avoir réalisé l'ordre de service des vins. Une grande vigneronne et une dégustatrice terriblement exigeante. Cela pourrait aussi être un vieux millésime de chasselas dans le Dézaley, très possiblement. Ce sont des vins très émouvants et tellement surprenant dans leur capacité à se bonifier au vieillissement. Mais pour tenter de répondre plus précisément à cette question, je citerai quand même un vin : la cuvée Amédée VI de Raymond Paccot. Le millésime 2005, dégusté il y a près de trois ans, était époustouflant de par sa classe, son naturel et sa profondeur. En le dégustant, à l'aveugle de surcroît, il n'était pas question de se dire " grand vin suisse". C'était un grand vin tout simplement. De toute façon, je peux avoir bien plus de plaisir avec un vin présumé simple, mais sincère, qu'avec un grand cru dont la classe repose parfois sur le statut et le prestige de l'étiquette.

- Cave ou armoire ? Combien de bouteilles? Une cave. Peut-être mille bouteilles ? Je ne tiens pas (plus) de livre de cave depuis dix ans peut-être. Température et hygrométrie sont des plus convenables, il faut dire qu'à mille mètre d'altitude, dans le Jura, les variations de températures restent modérées. Ma cave contient plus de 80 % de vins suisses.

- Les coups de cœur du moment ?  

Le Traminer du Cru de l'Hôpital de Morat (Vully, Suisse) de Christian Vessaz. Un vin blanc donc (cépage gewurztraminer), les trois derniers millésimes sont remarquables. Le 2009 étant le plus abouti. Le caractère homogène de l'ensemble des vins de cette cave est à souligner. Christian a introduit la bio-dynamie il y a quelques années et ne cesse de l'étendre aux vignes de cette cave dont il est le responsable depuis dix ans.

. Le Dézaley Chemin de Fer 2010 de Luc Massy. (Epesse, Lavaux, Suisse). Cépage chassselas. De tous les Dézaley de ce millésime dégustés l'an passé il était le plus pur et le plus racé. Plaçant la barre très haut.

. La Petite Arvine 2010 de Gérarld Besse, vigneron à Martigny en Valais. Énormément d'harmonie pour ce vin, avec un équilibre parfait entre le nez et la bouche, ce qui est peut-être le plus difficile à atteindre avec ce cépage quand il est vinifié sec.

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