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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Laurent-Bernard.jpgLaurent Bernard. Deux prénoms pour un nom... Laurent Bernard est un épicurien discret qui aime faire bonne chère et bon vin. Il est né à Tulle, Corrèze, en 1974. « On l'appelle familièrement Tulle-la-Paillarde, par opposition à sa grande sœur, plus gâtée par la nature mais aussi très prétentieuse, Brive-la-Gaillarde », commente-t-il. Après des études de géographie, il découvre le journalisme en "pigeant" pour le service des sports de l'agence tulliste de La Montagne. Puis direction Guéret et maintenant Montluçon. On aime son accent à la Fernand Raynaud, son humour, sa culture et son sens de l'amitié.

Le déclic ? Les potes. Bien manger, je l'ai appris dès mon enfance : mon père est boucher et ma mère est une magnifique cuisinière. Mais le vin ne fait pas partie de mon éducation. C'est au contact de mes potes, au cours de nombreuses soirées épicuriennes, que j'ai appris à aimer le vin. Il y a aussi cette réplique de Jean Gabin, dans Un singe en hiver, qui m'a beaucoup fait réfléchir : "Si je devais arrêter de boire, ce n'est pas le vin qui me manquerait, c'est l'ivresse". Moi, c'est exactement l'inverse.

La devise? "Quand le vin est tiré, il faut le boire". Cela me fait une bonne excuse, et puis ça résume ce que doit être la vie : assumer ses actes, avancer sans regret.

Meilleur souvenir ? C'était le 31 décembre 1999. Pour passer à l'an 2000, on avait décidé, avec des vieux potes, d'être ensemble dans un endroit particulier. Bizarrement, on a choisi la Bourgogne... En fin d'après-midi, on est allé faire rouvrir des caveaux. Quand tout le monde préparait le réveillon, nous on goûtait tous les vins, même les plus grands et les plus vieux, d'un certain Michel Prunier, viticulteur à Auxey-Duresses. Il était ravi d'avoir le temps de partager sa passion du vin avec des jeunots de vingt-cinq ans. J'y suis revenu cette année avec un autre pote.

Cave ou armoire ? Cave. Un temps, je l'ai négligée. Je l'ai bien remplumée ces derniers mois et je dois dire que depuis je me sens plus chez moi... Une quarantaine de bouteilles, plutôt rouge, plutôt bordeaux. Je suis en train de la rééquilibrer en ajoutant blancs, effervescents, vins de Loire, bourgognes, beaujolais.

Coups de cœur du moment? Il y en a deux. J'ai voulu découvrir la côte roannaise, et j'adore un Devaux Les Vieux Gobelets (vieille vigne) 2008. Frais, exaltant, comme un bon beaujolais. Et puis un Mille et Une Pierres rouge, année 2005. C'est le seul vignoble de la Corrèze, relancé il y a quinze ans par une poignée d'agriculteurs. Rien que pour ça, j'en achèterais ! Mais en plus, il vaut un bon bordeaux ! J'aime bien le faire goûter à l'aveugle pour montrer qu'en Corrèze on a un vin très correct.

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