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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Isabelle-Spiri.jpg

Isabelle Spiri.  « Quand je ne suis pas au restaurant ou chez mon caviste, c’est que je bosse pour les (bienheureux) clients de mon agence de communication vin et gastronomie » annonce-t-elle. « Une agence digitale pour une communication web pleine de sens » baptisée Le bout 2 la langue. Elle anime par ailleurs un blog très gourmand, Le bout de ma langue, où elle annonce la couleur :« J'ai une faim de louve, je croque à pelines dents les restaurants. L'estomac qui crie et le bout de la langue qui frémit. Si t'es mordu de cuisine, tu vas te sentir comme une sardine dans l'huile ». Isabelle Spiri est la 28ème Folle de vin à répondre au questionnaire. Mille fois merci.  

 - Le déclic ? Votre premier verre ?

Le premier verre : à trois ans, j’étais confiée la journée à l’oeil “attentif” d’une femme fortement alcoolisée. Le temps que mes parents s’en rendent compte c’était trop tard, j’assimilais l’odeur de l’alcool aux bras réconfortants de ma nounou chérie. Autant dire que le premier verre n’a pas traîné, dès que mon nez repérait l’odeur, je fonçais tête baissée pour en choper une gorgée.

Le déclic : en Italie, étudiante à Milan, je sillonais le Nord tous les week-ends. Dans une petite trattoria, le propriétaire m’offre un verre couleur or et nez gourmand, sur la bouteille : “Zibibbo”. Coup de foudre à la première lappée, ce cépage sicilien donne de très beaux vins liquoreux, j’en étais toute retournée. Puissant mais cajoleur, d’une grande douceur, il m’a mis du baume au cœur. Et là, j’ai compris que le vin c’était plus qu’une boisson, c’était du partage, des découvertes, des voyages, des émotions.

- Une devise ? “Mieux vaut avoir des remords que des regrets”.

Quand j’hésite, je me dis ça, et çe ne pousse pas à rester raisonnable :

. Commander une quatrième bouteille de vin alors qu’on est trois à table.

. Porter une veste blanche parce que c’est celle qui va le mieux avec les chaussures alors qu’on va à une dégustation de vin.

.  Photographier son assiette parce qu’elle est vraiment trop trop trop trop belle alors qu’on avait promis de pas prendre de photo ce soir.

Quitter son job et monter sa boîte alors que tout le monde dit qu’on est trop jeune...

- Le meilleur souvenir de dégustation ?  Une rencontre en 2010 avec un vigneron a changé ma vision du vin. Jean Michel Deiss, l’Alsacien frappadingue du terroir, le biodynamiste illuminé au grand cœur, m’a fait prendre conscience que le vin, ce sont des hommes, des histoires, beaucoup de travail, d’engagement, d’écoute envers la vigne. Il a su me parler de ses vins de manière vibrante, captivante, il est lié cœur et sang à eux. Alors mon meilleur souvenir de dégust, c’est forcément chez lui, au Domaine Marcel Deiss.

Janvier 2011, 10 heures du matin dans la cave avec Jean-Michel, on déguste les primeurs. Moment magique, hors du temps. Emmitouflée dans ma doudoune, je m’abreuve de ses paroles sur ce vin qu’il regarde, qu’il sent, qu’il écoute, ce vin qui l’inquiète, le réjouit, le fascine. Je suis amoureuse du vin comme de l’homme, rien qu’à l’écouter. Et quand je le porte à mes lèvres… (les vins hein, pas l’homme)... Tous ses premiers crus comme ses grands crus sont à tomber. Des vins charismatiques, emblématiques de leur terroir, avec du caractère, volontaires et affirmés, ou plus subtils et fruités, plus acides, plus gras ou plus calcaires. Chacun de ses vins m’enchante, si on me vide mon verre je deviens méchante…

- Cave ou armoire? Combien de bouteilles ? Pour l’instant, une quinzaine de bouteilles traînent en permanence dans le salon. Comme beaucoup de Parisiens, pas de cave, donc ça sera armoire. Le Père Noël ne le sait pas encore, mais c’est lui qui va me l’offrir.

- Les trois coups de cœur du moment ?

. Tavel, Domaine de l'Anglore, Eric Pfifferling, RhôneAvec l’été qui revient, tout le monde veut boire du rosé… sauf que le rosé des copains n’est pas le mien. Le seul qui fait battre mon coeur, c’est Tavel. Il est élégant mais pas chiant, suave sans être une larve, sur les fruits, sur les fleurs, sur la candeur. (TOUS les vins de l’Anglore sont à tomber…).

 . La Soif du Mal, Domaine Les Foulards rouges, Jean-Francois Nicq, Languedoc- Roussillon. Un rouge gourmand et léger, fruité, bien tourné, qui se gougloute avec bonheur sur les barbecues et les côtes de bœuf l’été. Mon rouge à moi, celui qui me va au teint et que j’ai toujours au fond de mon sac à main. (Si vous croisez L’Anglore des Foulards Rouge, cette cuvée à quatre mains est à ne pas laisser filer).

. Poussière de Lune, Domaine des Maisons brûlées, Michel Augé, Loire. Nerveux avec une superbe minéralité, il vous emmène très très loin, dans une galaxie ou rien n’est impossible, bref il vous décrochera la lune en trois gorgées. Sur les fruits de mer, les coquillages, les crustacés et les fromages de chèvre, c’est mon chouchou du bord de mer. (Le rouge des Maison Brûlées, Erèbe, sauvage, ample, épicé, est une main de fer dans un gant de velours).

 

 

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monte escalier 24/07/2012 09:23

Je viens de faire un saut sur son blog et c'est vrai qu'elle cuisine vraiment bien. Les recettes que l'on y trouve sont toutes très appétissantes.