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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Georges-Ferre.JPG

Georges Ferré. J'écoute Léo en mettant en page Georges ! Qui n'est pas chanteur mais professeur d’histoire, historien conférencier... « Je suis  "entré dans le vin " en racontant l’épopée tragique de la révolte des vignerons de 1907, Marcelin Albert Ferroul…», écrit-il.  Plus tard, la poésie la littérature l’art, l’ont immergé dans « le symbolisme et la spiritualité du jus de treille ». « Car, poursuit-il, le vin c’est tout à la fois la Terre promise des Juifs, l’Eucharistie des Chrétiens, la boisson des Élus dans le Paradis d’Allah, Baudelaire, Goëthe, Mozart, Omar Kayam…» Joli !  Aujourd’hui installé à Narbonne, Georges Ferré se consacre à l’écriture *, fait des conférences, anime un blog, autant d'activités qui lui permettent de rencontrer les acteurs du monde du vin – vignerons, sommeliers, cavistes, restaurateurs, journalistes. « Un échange et un partage, qui parfois se continue autour d’une bonne table »., précise-t-il. Merci, pour ses réponses.

 

- Le déclic ? Le premier verre ? Pas de déclic, pas de premier verre,  plutôt des moments festifs qui me reviennent en mémoire… des fins de vendanges avec de grands verres de Carthagène,  à faire aimer le vin à un abstème.

 

- Une devise ?  Ma devise préférée c’est le "Carpe Diem"  d’Horace. Vivre chaque jour en  "fou"  de bonne cuisine et de bon vin, parce que seul le présent semble éternel.

 Le meilleur souvenir de dégustation ? Invité à la Fête du vin de Bordeaux en juin 2010, j’ai dégusté sur les bords de la Garonne un fabuleux pomerol et le lendemain, dans un restaurant, près du théâtre, j’ai bu pour la première fois un lillet, un  apéritif spécifiquement bordelais et de notoriété mondiale.   

 

Cave ou armoire? Combien de bouteilles ? Armoire de trente-cinq bouteilles en majorité des corbières, des minervois, des saint-chinians, cinq bordeaux, des blanquettes de Limoux, une caisse de champagnes.

 

- Les trois coups de cœur du moment ? 

. Pic Saint Loup rouge, 2006, Domaine de la Vieille : nez oriental, notes de thym et de ciste, en finale de la vanille et du poivre. En bouche, une dominante de compote de pomme et de coing fait vite place aux épices.  

 Minervois rouge 2007, Domaine de l'Herbe Sainte : nez épicé avec des notes de cannelle de poivre et de myrtilles. En bouche son attaque est fruitée, son cœur de bouche explosif avec des tanins soyeux.

 

. Corbières rouge, 2011, Domaine de Cigalus : nez intense avec des notes de fruits noirs, d’épices, de réglisse, de truffe. Attaque en bouche grasse, onctueuse sur des tannins présents, fondus, enrobés.

AME-DU-VIN-plat-9782844549402-indd.pdf1.jpg  *L'Âme du Vin. Georges Ferré vient de sortir un nouveau livre sous le titre l'Âme du vin aux Éditions Dervy. Voilà ce qu'on peut lire sur la quatrième de couverture : « Le vin occupe une place très importante dans les grandes religions révélées que sont le judaïsme, le christianisme et l'islam. Il est réminiscence de la Terre promise lors de la bénédiction du shabbat juif, l'une des deux espèces sous lesquelles le Christ se fait chair, la boisson divine réservée aux élus dans le paradis d'Allah. 


En s'appuyant sur les différents textes sacrés, la théologie, l'exégèse, l'histoire sainte et l'histoire tout court, Georges Ferré, en historien érudit, appréhende l'influence du fruit de la vigne, tant dans l'imaginaire religieux que dans les rituels et la vie quotidienne. 

Dans cette aventure historique, religieuse et viticole, l'auteur a choisi un cheminement chronologique, de Noé au XXIe siècle, où il met en scène les grands personnages de la Bible, du Coran et de la cité - patriarches, prophètes, théologiens, évêques, moines, rois, princes, califes, imams, mais aussi la grande foule des anonymes - à travers les banquets, les liturgies, les moeurs. 

Présent dans tous les textes des trois religions, le jus de la treille apparaît ainsi comme la boisson qui favorise une culture de métissage entre tous les enfants de Noé, susceptible de créer rapprochement avec l'autre, dépassement de soi et, pour certains, fusion avec l'Ailleurs.»

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