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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Frederic-Panaiotis---Ruinart.jpg

FRÉDÉRIC PANAÏOSTIS. Le premier Fou de vin de novembre est entré dans le monde du vin en 1987, après une formation agro-viti-œno à Montpellier. Poursuite du cursus dans le sud de la France et bref passage en Californie, avant de revenir  dans sa champagne natale, d'abord chez Veuve Clicquot, puis chez Ruinart, où il est chef de cave depuis cinq ans. La suite est racontée dans sa bio: «Toutes ces années dans les bulles ne feront pas pour autant détester l'eau à ce Champenois pure souche qu’est Frédéric Panaïotis.  Car, s’il est diplômé de l’Institut national d’agronomie de Grignon, et a suivi de doctes études d’œnologie à Montpellier, tout juste écornées par quelques cours séchés, le temps qu’il lui fallait pour cuisiner de bons petits plats entre amis, Frédéric est un dingue de biologie marine. Il est également moniteur d’apnée – les cours se déroulent le mardi soir, mais c’est déjà complet pour cette année, désolé. Son planning est par ailleurs bien chargé, puisqu’il élabore toutes les cuvées de la maison Ruinart, où le chardonnay a la part belle – en hommage aux beaux terroirs de la région, mais aussi à sa passion pour la Bourgogne. Il parcourt également le monde pour prêcher la bonne parole initiée par Dom Ruinart et son neveu Nicolas, défendant tout en courtoisie éclairée ses choix de vinification. Ok, si l’on épluche l’agenda de son Blackberry, on remarquera quelques plages grisées, notamment autour de l’heure du déjeuner, mais on peut bien révéler le secret : Frédéric prend sa voiture et traverse tout Reims pour aller chercher le meilleur pain de la ville. Lequel attendra sagement la fin de la journée, parfois fort tard, avant d’être dévoré. Surtout lorsque c’est période de vendanges et que Frédéric, bottes aux pieds, est dans les vignes à surveiller la récolte des précieux grains. Car c’est finalement là qu’il se sent comme un poisson dans l’eau. » Joli...  Voici ces réponses.

 - Le déclic ? Le premier verre ? Un richebourg 1976 de chez Jean Gros, bu au déjeuner de Noël de 1984, à la Maison : la toute première fois qu’un vin m’a apporté une vraie émotion. Je me souviens encore de la table, du verre, de la couleur de ce grand bourgogne, et même de ses arômes. Marqué à vie ! Mon premier verre, ou plutôt fond de verre, chez mes grands-parents, à l’âge de deux ou trois ans… Déjà du champagne Blanc de Blancs, un pur Villers-Marmery de la Montagne de Reims.

- La devise ? "Aide-toi, le ciel t’aidera"

- Le meilleur souvenir de dégustation ? Un grand moment de générosité et de partage chez ce vigneron de Pouilly-Fuissé, qui avait ouvert, pour notre groupe de jeunes étudiants de l’Agro encore très ignares, un des rares jéroboams de pouilly-fuissé 1969 qu’il lui restait. J’étais déjà intéressé par les vins, mais cet aspect tellement humain de la filière a fini de me convaincre de me lancer dans la spécialité viti-œno de Montpellier…

- Cave ou armoire? Combien de bouteilles ? Une bonne cave aux trois quartsenterrée, avec environ deux mille bouteilles. Et il y a encore de la place !

- Les trois coups de cœur du moment ? Les récents, donc :

. Tokaji Istvan Szepsy millésime 1999, Aszù 6 puttonyos. Un liquoreux d’une énorme richesse, dans un style pur et d’une incroyable fraîcheur, sans aucune trace d’oxydation. Plein et aérien à la fois, j’adore…

. Gevrey–Chambertin, Clos Tamisot, 2005 de Pierre Damoy (*). J’ai visité ce domaine à plusieurs reprises et j’aime beaucoup sa philosophie et le style des vins. Travail très précis à la vigne, justesse d’extraction, et au final des pinots noirs soyeux et très purs. Pas donnés certes, mais en Bourgogne, la qualité se paie…

- Clos Columbu 2008 (blanc, 100% vermentino). J’aime beaucoup ce cépage pour son aromatique (agrumes, fruits frais, fruits exotiques) et l’équilibre entre gras et acidité en bouche. J’ai cité Columbu parce que j’en achète régulièrement, mais j’aurais pu nommer d’autres producteurs comme Domaine Arena, Clos Canarelli… Je rêve d’aller visiter la Corse.

 

(*) Je n'ai pas mis de lien pour le site, actuellement en travaux,  dont la réouverture est annoncée pour décembre 2010 !

 

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