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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Diner-dimanche.JPGBourges. Petites lampées du week-end, autour d'une cuisine toujours un brin japonisante... Purée d'aubergines relevée de wasabi sur pain grillé pour l'apéro; dashi de champignons nippons, gingembre, céleri, poireau, estragon chinois; foie gras, oignons confits  à la gelée de coings et au vinaigre de riz; filet mignon entier et panet blanchi au thé sencha, déglacé à la sauce soja; marmelade de rhubarbe et éclats de meringue à la fleur d'oranger ...

Pour l'apéritif, le Bouzy Grand Cru de la Maison Brice, jeune domaine de douze hectares. Assemblage de pinot noir (80%) et de chardonnay, provenant « des meilleures parcelles de la Montagne de Reims », c'est un champagne vineux, nerveux, ample et généreux, parfait sur le pain grillé. Il aurait pu accompagner tout le repas s'il en était resté ...(30 euros départ cave)

A table, sur le foie gras, le choix entre le muscat de Noël 2012 du Domaine Cazes (11,30 erros) ou le savagnin 2005 du Domaine Désiré Petit à Pupillin (dans les 13 euros). Le sucre contre l'oxydation... Le sucre avec ce "primeur" issu du muscat à petits grains, passé par une courte macération de douze heures avant mutage, mis en bouteille cinquante jours après la vinification. Sublime nez fleuri, on croque du raisin dès la première gorgée avant de s'envoler sous les tropiques, c'est léger et digeste, pour moi trop sucré sur le foie gras, mais c'est affaire de goût. J'y reviendrai sur le dessert, je le trouve plus à sa place sur la fleur d'oranger. Avec le foie, j'opte pour le savagnin, ses notes de noix et de pomme verte, de coings aussi, sa persistance, son amplitude, son acidité salivante, j'adore le savagnin qui m'évoque les coteaux parcourus en famille entre Buvilly et Arbois... Je l'avais ouvert dans l'après-midi et carafé. Le bon choix.

Enfin, pour la viande, d'autres coteaux familiers, ceux de Sancerre, du côté de Chavignol, avec ce pinot noir La Bourgeoise 2003, du Domaine Henri-Bourgeois. En magnum (dans les 43 euros), là encore ouvert plusieurs heures avant le repas et carafé... Issu de terroir silex, sélection de très vieilles vignes, ce sancerre rouge à la robe légèrement évoluée, sur une sublime palette de fruits rouges compotés, aux tanins fondus et veloutés, légèrement toasté, gourmand, a calmé d'un coup une conversation animée et séduit ma voisine d'ordinaire buveuse de bulles et un brin ... bourgeoise. Elle en a redemandé plusieurs fois ! Séduite, et toute la tablée itou...

Les petites lampées reviennent bientôt...

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