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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

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Daniel Frémont.Il y a quelques chose de ZZ Top chez cet homme-là, non? Ah, la barbe, voilà. On l'a toujours connu avec... Sauf le jour de la Saint-Jean 1951, quand il vit le jour au pays d'Alain-Fournier, à La Chapelle-d'Angillon, dans le Cher, sans un seul poil au menton. Cette barbe, elle remonte aux années 1970; il travaillait encore dans une banque locale. Graine d'ananar... Elle a depuis blanchi sous le harnais et essuyé quelques comptoirs. Celui du Quantilly, d'abord, le célébrissime bistrot de la commune du même nom, qu'il ouvrit en 1979. Il y eut ensuite le Café Frémont à Bourges, rendez-vous des noctambules et des musiciens. Puis une brasserie à Issoudun, pendant douze ans. Daniel Frémont est revenu à Bourges il y a quelques années, mais il ne vide plus de quilles dans les verres de ses clients. Avec sa compagne Pascaline, il encadre dans la galerie Missa à Bourges, où les vernissages d'expositions sont toujours arrosés d'excellents vins locaux. Nous l'avons soumis à la question...

- Le déclic ? J'ai le souvenir d'une visite dans une cave de Côte Rotie avec un oncle que j'aimais beaucoup. C'était dans les années 1970 et je suis dit: quelle chance de déguster de telles choses.

- La devise ? Je n'ai pas vraiment de devise mais je dirais que le vin n'est jamais bon s'il n'est pas partagé.

- Le meilleur souvenir de dégustation ? C'était chez Thierry Chancelle, qui gère aujourd'hui le Domaine Bourdin, créé par son beau-père, à Turquant, dans le Maine-et-Loir. Nous étions dans une cave troglodyte, en tuffeau, une sorte de musée, plein de fossiles et d'outils. L'accueil fut d'une extrême gentillesse  et nous avons goûté des choses sublimes.

- La cave ? Combien de bouteilles ? En fait j'ai une cave chez mon amie Pascaline et un sellier chez moi. Je dois avoir dans les trois cents bouteilles en tout, des vins de Loire, bien sûr, mais aussi des beaujolais, des côtes-du-rhônes, des liquoreux, que des vins de propriétaires.

- Les coups de cœur ?

. Justement, un coteaux de Saumur, liquoreux 1990 de Chez Bourdin, dont je parlais tout à l'heure. Pas franchement liquoreux, d'ailleurs, mais un de ces chenins dont on se souvient, qui tient la route, admirable sur un foie gras ou à l'apéritif, seul.

.Ensuite un châteauneuf-du-pape rouge 1974 de chez Usseglio, dégusté dans une cave, sur place. C'est un des premiers côtes-du-rhônes que j'ai découvert comme ça, un vin plein  d'alcool mais toujours sur le fruit rouge, compoté, avec des notes de sous-bois, à boire sur un gibier ou sur une viande en sauce.

. Enfin, un alcool, un vieux cognac d'André Ardouin à Villemorin, en Charente-Maritime. Je crois me souvenir qu'il s'agissait de l'année 1890. L'alcool avait un peu disparu mais on était sur des notes de mandarine, d'épices et de fruits confits extraordinaires. Sublime !

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