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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Lamothe-Bergeron-Riz.JPGParis. Pour un déjeuner au Goust, autour des vins de Château Lamothe-Bergeron, Cru Bourgeois du Haut-Médoc. 

 Le Goust - goût en vieux français - est, me glisse-t-on à l'oreille, la « table du moment »... Ouvert il y a quelques mois par Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du Monde, dans un des quartiers les plus chics de Paris, entre Opéra et place Vendôme, rue Volney, au premier étage d'un très bel immeuble du Second Empire. Il abrite l'Éléphant Paname, lieu pluriculturel, avec salle de danse, galerie d'art et, en ce moment, une exposition baptisée César l'Empreinte... Après le café ?

Pour son deuxième établissement parisien, le plus français des Italiens, déjà propriétaire des Il Vino, à Paris et Courchevel, a débauché un chef espagnol de Valence, José Manuel Miguel, qui a lancé ses premières banderilles culinaires dans les arènes du Bristol, époque Fréchon. La formule du Goust : le client choisit son plat et le sommelier son vin ... Et pas plus de trente-six couverts, dans un décor soft, chic et chocolat, banquettes et sièges moelleux, service impeccable, costume noir et cravate rouge pour tout le monde.

LamotheBergeron-Cochon.JPG

Nous avons eu droit à une royale de poivrons en mise en bouche, avant un délicat et japonisant tartare de bœuf, sauce teriyaki et wasabi. Pour suivre, le riz bomba de l'Albufera, morilles, foie gras et lardo di Colonnata (photo du haut), moins surprenant que son intitulé; puis du délicieux et goûteux cochon de lait confit, peau croustillante, radis noir et purée de célerie-rave (photo ci-dessus). Au désert, panacotta et framboises fraîches, glace pistache, une véritable gourmandise...

Dans les verres, les quatre derniers millésimes de Château Lamothe-Bergeronpropriété de Cognac H.Mounier et Cognac Hardy, depuis 2009, aujourd'hui conseillée par Hubert de Boüard (Angélus). Fiche technique, en quelques mots ? Soixante-sept hectares de vignes, du merlot (58%), du cabernet sauvignon (38%), du cabernet franc et du petit verdot (2% chacun) plantés sur des graves pleines de cailloux. Lutte raisonnée, vendanges en vert, vinification en cuves inox, élevage de douze à dix-huit mois en barriques (30% de bois neuf). Quant aux étiquettes, elles reprennent une très jolie gravure du château parue dans le Féret.

Alors, dans l'ordre d'apparition, on nous a servi ...

- 2012. 55% de merlot, 45% de cabernet sauvignon. Du fruit, de l'amplitude, de la générosité, du boisé déjà très fondu, et pour le coup une remarquable..." buvabilité " pour un primeur.

- 2011. Mis en bouteille il y a un mois, il aurait demandé à être carafé... Un peu austère au premier nez derrière le primeur, moins de merlot (45%) que dans le précédent, petite pointe de poivron, rond, gourmand, élégant, jolie longueur.

- 2010. 60% de merlot cette fois, superbe millésime, beaucoup de fond, du fruit mûr et dense, tanins soyeux, grand vin plaisir, presque croquant, un peu canaille.

- 2009. Merlot et cabernet à parts égales, nez très complexe sur le fruit, notes de sous-bois et de cacao, très ouvert, droit dans ses bottes, élégant, plus ... châtelain que le précédent.

Un mot encore pour parler gros sous : à douze euros en moyenne la bouteille, prix public, Château Lamothe-Bergeron affiche un remarquable rapport prix/plaisir, à l'heure où certains châteaux font exploser les compteurs. A encaver, donc, de toute urgence.

Les petites lampées reviennent bientôt...

 

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