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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Chantegrive-sardine.JPGParis. En attendant d'être servis, il n'est pas rare que les clients dévorent le beurre déposé sur les tables ... Anne-Sophie Pic, elle, sert du beurre en guise d'amuse bouche. C'est malin. Il est "infusé" au café ou aux cinq baies et à tartiner sur des tranches de petits pains tièdes. C'est sublime et délicat. Un peu à l'image du nouveau restaurant que la seule femme triplement étoilée, installée à Valence, vient d'ouvrir rue du Louvre, tout près de la rue de Rivoli. Joliment baptisé La Dame de Pic. Grande et belle salle claire, ouverte sur la cuisine, décor de briques peintes en blanc, tableau en cuir de la même nuance, belle lumière, sièges en cuir gravés d'un P... Et, en bas, un petit salon privé aux murs recouverts de voilages aériens. Nous sommes là pour déjeuner autour des vins de Château de Chantegrive, domaine d'un peu moins de cent hectares sur l'appellation Graves, propriété de la famille Levêque, conseiller par Hubert de Boüard.

Sur les beurres infusés, les notes de ... beurre frais de la Cuvée Caroline 2011, sauvignon et sémillon à égalité, jolie, tendue, un peu saline, avant l'huître spéciale Gillardeau numéro 3, chou-fleur et jasmin, une sorte de mariage d'amour avec Chantegrive blanc 2011 (toujours le même assemblage) et ses notes délicates de fleurs blanches. Sur la sardine de méditerranée, poireaux, thé matcha, une assiette de peintre, il fallait l'opulence et l'intensité de la cuvée Caroline 2010, décidément un grand millésime.

Chantegrive-cochon.JPGQuatre rouges, ensuite, merlot et cabernet sauvignon, cinquante/cinquante, sur le cochon de Bigore, thé vert, feuille de figuier et figues rôties. Ma voisine a passé dix minutes à séparer le gras du maigre... Le gras était grandiose ! Les figues mûres et savoureuses et, sans être fou du sucré-salé, j'ai dévoré ... En savourant Chantegrive 2007, sur les fruits noirs et des notes de grillé, à boire aujourd'hui; le 2008, cacaoté et réglissé; le 2009, peut-être un peu « rabougri », mais en attente; et le 2010, une vraie bombe à retardement, complexe et ample, génial sur le gras croquant. Et « très bordelais », ai-je entendu ...

J'ai fait l'impasse sur les rouges avec la Trilogie de Savoie (les fromages), romarin corse, miels à la bière et à l'huile d'olive, suprenants et délicieux, pour revenir sur Caroline 2010, qui, là-encore, a révélé ses dessous affriolants. J'avais réservé la cuvée Henri-Levêque 2008, complexe, torréfiée, suave, à garder encore un peu en cave, pour accompagner l'originale poire William, réglisse et violette, sur laquelle était plantée une bougie bleue qu'il fallut souffler... On m'avait dénoncé ! Ce déjeuner fut donc  un joli cadeau d'anniversaire...

Les petites lampées reviennent bientôt... 

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