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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

PS. L'abus d'alcool est dangereux, à consommer avec modération. 

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Publié par Alain Fourgeot

Trois (grands) seconds en petites lampées pour attaquer l'année ...

BOURGES. Dîner du Nouvel An ! Après des bourgognes blancs, sur lesquels je reviendrai, trois seconds vins de Premiers Grands Crus Classés pour escorter une poularde ! Histoire de bien commencer l'année 2023, que je vous souhaite belle et joyeuse, accompagnée de petites, grandes et surtout très bonnes lampées...  Nos trois seconds vins déclinaient le même millésime, 2018, et en avions déjà dégusté un, le Petit-Mouton de Château Mouton-Rothschild, il y a quelques mois. Pas de changement depuis... Relire donc ce lien si besoin :  les bulles d'Autolyse et les pauillacs de Pichon-Baron et de Petit-Mouton... Ce dernier était l'autre soir en face du Clarence de Haut-Brion  (Pessac-Léognan) et des Carruades de Lafite Rothschild (Pauillac). Chacun des convives ayant sa préférence, ventant les mérites de l'un ou de l'autre vin, quand tous ont au moins un point commun : leur jeunesse et leur aptitude à très longuement vieillir.

Un mot sur le millésime, unanimement considéré comme grand,  « un peu partout dans le Bordelais et dans toutes les couleurs », selon le magazine Terre de vins. Et commençons par le Clarence, ainsi baptisé pour rendre hommage à l'acquéreur du château en 1935. Un assemblage de merlot (58,2%) et de cabernet sauvignon, auxquels sont ajoutés un peu de cabernet franc (9,7%) et de petit verdot (3,6%).  Nous avons aimé sa belle robe sombre, son nez tout en nuances, frais, déclinaison de fruits rouges, escortés de discrètes effluves terreuses, de feuilles séchées et de pointes vanillées. Après une attaque directe et franche, la bouche s'est avérée souple et généreuse, sur un boisé élégant avant une finale fraîche fouettée par une pointe d'amertume. Mon préféré...

Le pauillac Les Carruades est quant à lui un assemblage de cabernet sauvignon (56,5%), de merlot (38%) et de cabernet franc (5,5%). Robe très sombre, nez pour l'heure relativement discret, peut-être eût-il fallu le carafer, mais frais, fruité, quelques effluves de thé noir et fumé relayant des notes légèrement boisées. Bouche savoureuse, quasi croquante et ample avant une finale fraîche discrètement mentholée...

Bref, trois grands seconds. Que l'on aimerait tellement revoir dans nos verres dans quelques années, en plénitude ...

Les petites lampées reviennent bientôt...

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