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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

PS. L'abus d'alcool est dangereux, à consommer avec modération. 

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Publié par Alain Fourgeot

Montlouis, Pessac-Léognan et Menetou-Salon en petites lampées ...

BOURGES. Que des vins de plus de dix ans pour un apéro-dînatoire de lendemain de fête. Un montlouis 2003 de Laurent Chatenay*, un pessac-léognan 2009, le second vin de Château de Rouillac et un menetou-salon  2011, en magnum, de Philippe Gilbert.

Montlouis-sur-Loire est une des appellations du Val de Loire trop peu connues du grand public. Sur la rive gauche du fleuve royal, et la rive droite du Cher, entre Amboise et Tours, des sols caillouteux et alluvionnaires accueillent le chenin aussi appelé pineau de Loire, un cépage d'une incroyable richesse, permettant de vinifier des vins moelleux ou demi-secs, tranquilles ou pétillants. Cette cuvée la Vallée des prêtres est un moelleux, servi  sur des canapés de foie gras. Ce 2003 s'est présenté sous son meilleur jour et une robe foncée, légèrement évoluée, sous un énorme ménisque preuve d'un joli gras confirmé en bouche, généreuse et sans lourdeur, où se déclinent gustativement les effluves relevées au nez, corbeille de fruits, exotiques, confits, secs, escortées de notes florales  avant une finale caressante et fraîche, légèrement vanillée. Beau flacon. 

De l'or au rouge foncé, avec ce Dada 2009 de Château de Rouillac, la magnifique propriété de Laurent Cisneros, en appellation Pessac-Léognan, vingt-six hectares de vignes dont vingt-trois en cépages rouges, cabernet sauvignon et merlot, ici assemblés, à proportions presque égale (52/48), dans ce second vin, élevé en cuve inox et en barriques. Peut-être aurait-il mérité d'être ouvert un peu avant ... car ce Dada a perdu un peu de sa superbe, le galop d'il y a quelques années n'est plus ce qu'il était...Les fruits noirs sont toujours là, les épices itou, le boisé, relativement prégnant dans les jeunes années, s'est fait discret. La bouche reste vive, et souple, notes de réglisse, de café, de sous-bois, de cigarillos... Manque peut-être  de matière en milieu de bouche et de longueur. Hâte de goûter des millésimes plus récents...

On termine par ce magnum de menetou-salon 2011 du Domaine Philippe Gilbert, qui a converti, au milieu des années 2000, les trente hectares du domaine familial en agriculture biologique et biodynamique. Plantées sur un terroir argilo-calcaire sédimentaire du Kimméridgien, les vignes de trente ans en moyenne s’étendent sur six hectares et demi répartis en cinq parcelles. Le vigneron annonce une « vendange, très majoritairement égrappée, (qui) macère entre trois et quatre semaines en cuves tronconiques bois de quatre-vingt-dix hectolitres et un élevage dans ces mêmes cuves, la première année, puis en cuves ciment le second hiver ». Onze ans plus tard, le pinot noir offre un premier nez particulier, un peu réduit, très nature, un peu animal, qui s'estompe après aération pour laisser poindre  un cocktail de fruits rouges mûrs légèrement épicé, qui s'épanouit en bouche sur des tannins souples et gourmands... 

Les petites lampées reviennent en 2023 ... Bonne fin d'année. 

* Laurent Chatenay a depuis passé la main. Ses vignes ont été rachetées en 2011 par Julie et Benoît Mérias.

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