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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Des champignons et des petites lampées d'automne ...

BOURGES. Oui, les petites lampées reviennent après quelques semaines d'absence... En balade ! Avant de partir, un dîner de large soif... avec quelques amis de longue date, autour d'une table automnale où étaient invités des champignons, fraîchement cueillis, cèpes de Bordeaux, têtes de nègre (oui, j'écris encore ceci), nonnettes, oronges ou amanites des Césars, quelques girolles... 

Pour l'apéritif, au choix, un sancerre du Domaine Joseph-Mellot, la Châtellenie 2016, ou des bulles, la cuvée La Croisée des chemins de Champagne Le Brun de Neuville, coopérative des coteaux du Sézannais qui, sous l'impulsion  de son directeur, Damaien Champy, a su se faire une belle réputation et commercialise aujourd'hui quelque 300.000 flacons à l'année à travers une trentaine de pays. La  bouteille ouverte l'autre jour est issue de la nouvelle gamme Les Chemins, forte de « cuvées élaborées en cuves, en foudres et en barriques avec levures indigènes sélectionnées, sans fermentation malolactique, tirées sous liège et dégorgées à la main ». Le chardonnay majoritaire est assemblée au pinot noir (30%), sur une base de vendanges 2014. Dosage à six grammes pour un extra-brut particulièrement... pétillant ! Une robe or, des bulles fines, un joli nez charmeur, quelques notes de grillé derrière des fleurs et des fruits blancs, un soupçon de citron bergamote. Bouche précise et fine, souple et pulpeuse, d'une grande fraîcheur. Dans les 36 euros.

Pour ceux et celles qui préféraient les vins tranquilles, ce sancerre superbe dans un millésime qui ne l'est pas moins. Lumineuse robe or, nez très riche, fruité, de la pêche très mûre, du zeste de citron confit, des pointes exotiques. Cinq ans de cave ont conféré à ce sauvignon issu d'un terroir d'argiles à silex une jolie rondeur sans lui occulter sa fraîcheur. Dans les 19 euros. 

Des champignons et des petites lampées d'automne ...

- Certains détestent cet accord met/vin arguant que les vins moelleux ajoutent du sucre au gras ... du foie ! Ben, nous on aime! Et ce cadillac 2005 de Chateau Garbes-Cabanieu a fait l'unanimité sur notre foie gras surprise (recette secrète) escorté d'une tranche de cèpe nappée d'une réduction de jus de champignon et de miel truffé !  Du pur sémillon élevé en barrique dix-huit mois pour ce vin à la robe très soutenue, virant à l'orange mordoré, sur un nez de fruits confits, orange et ananas, relevés de quelques notes safranées et d'épices douces. Du sucre mais pas trop et une étonnante fraîcheur avant une impressionnante persistance en bouche...

Des champignons et des petites lampées d'automne ...

- Pour suivre, sublimes andouillettes de canard de notre boucher, cèpes et oronges et, sorti de derrière les fagots, ce margaux de Château Siran 2001, assemblage de merlot (47%) de cabernet sauvignon (40%) et de petit verdot pour le restant. L'étiquette de cette année-là représente une toile peinte par Mark Alsterlind et rend hommage à la recherche scientifique franco-américaine sur le génome. On lira que 2001 fut une année difficile dans le Bordelais mais que les vendanges se sont déroulées dans d'assez bonnes conditions et qu'on y ramassa le raisin à bonne maturité. Vingt ans plus tard ? Et bien ça a tenu sacrément la route... Sous une robe très sombre, presque noire, un nez évoquant les compotes épicées de fruits rouges très mûrs, avant des pointes de sous-bois. Bouche souple et ronde, manquant peut-être un peu de matière mais pas de caractère...

Des champignons et des petites lampées d'automne ...

- De margaux à Pauillac il y a cette magnifique D2, la mythique route des grands châteaux du Médoc qu'on ne se lasse pas de parcourir tant le spectacle est grandiose... En chemin vous découvrirez donc probablement Château Grand Puy Ducasse, dont nous avons ouvert un 2006, millésime considéré comme correct ou moyen, mais assez difficile, notamment pour le merlot ici assemblé avec du cabernet sauvignon (60%). Élevage de dix-huit à vingt-quatre mois en barriques, 30 à 40% de neuf chaque année. Robe sombre, fruits noirs mûrs, feuille de cigare, réglisse et un brin d'humus pour le nez. Bouche savoureuse et soyeuse, du fruit et des épices et une finale relativement bavarde... Il fallait le boire ! 

Les petites lampées reviennent bientôt... 

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