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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Nicolas Rimoux, fou à cause de la Bourgogne se souvient du klevener d’Heilligenstein...

Nicolas Rimoux. Il est Lyonnais, a trente-deux ans, porte des lunettes « aussi épaisses qu’un cul-de-bouteille sur le nez » et dit être  « un assemblage de cépages offrant un cru flâneur et épicurien ». Notre Fou de vin du jour pense que  « pour faire du bon vin, une vigne a besoin de plonger profondément ses racines dans la diversité du terroir ». « Pour ma part, poursuit-il,  j’ai bénéficié d’un magnifique ensoleillement en ayant vécu en Alsace, en Anjou, dans le Rhône, etc. Mes racines et mon chemin de vie m’ont permis de découvrir profondément les terroirs de France et de Navarre. Ces expériences multiculturelles ont construit ce que je suis aujourd’hui : curieux de tout et sans cesse à l’affût de découvertes. »

Cette année, Nicolas Rimoux a décidé de changer de vie et de devenir « ambassadeur de l’art de vivre à la française en proposant une expérience d’immersion au sein des terroirs viticoles ET gastronomiques » dans son futur établissement baptisé La vigne et la table  installé au cœur de la capitale de la gastronomie, Lyon. Cette cave, à la fois épicerie fine et table d'hôte, devrait ouvrir dans le courant de l'année qui vient. Bienvenu chez les fous, Nicolas, et bonne chance pour la suite.

- Le déclic ? Le premier verre ? Une histoire ? J’ai été élevé dans un milieu plus empreint par la zythologie que par l’œnologie. Le déclic s’est fait lors d’une vadrouille, à l’âge de dix-huit ans, sur la route des vins de Bourgogne : j’ai été littéralement absorbé par le savoir-faire, l’histoire, le goût et le partage. Je me rappellerai toujours la transmission et du partage des vignerons bourguignons… et notamment de mon apprentissage pour grumer le vin. J’ai gardé de ce séjour un goût profond pour les crus de Pommard et de Volnay. Dès lors je n’ai cessé de poursuivre mon apprentissage et mes découvertes du monde viticole et gastronomique au cours de mon chemin de vie. Il est peu de matières qui suscitent chez moi un tel émerveillement, une telle passion !

- La devise ? "Simple à choisir et facile à apprécier." Le monde du vin peut quelque fois sembler élitiste, or il est pour moi évident qu’un flacon doit avant tout être apprécier pour ce qu’il est ; à savoir l’expression d’un terroir et d’un savoir-faire !

- Le meilleur souvenir de dégustation ?  Sans hésitation, un arrêt surprise dans le village d’Heilligenstein où j’ai pris une claque en découvrant leur confidentiel klevener* ! Un instant de partage décomplexé et enrichissant.

- Cave ou armoire ? Combien de bouteilles ? Habitant en appartement, j’ai quelques limites sur mon stockage pour vieillissement mais j’exploite la cave à pépé en Bourgogne. Je dois avoir une cinquantaine de bouteilles qui sont les fruits de mes différents séjours œnologiques… Des flacons auxquels j’accorde énormément de valeur émotionnelle !

- Les trois coups de cœur du moment ?

Trois cuvées accessibles à tous, représentatives de plusieurs terroirs :

. Sylvaner, Cuvée Z La petite tête au Soleil, 2017, Domaine Paul Kubler. Emblématique du terroir de Zinnkoepfle connu surtout pour ses gewurztraminers, cette cuvée nous propose un grand vin sec aux notes orientales, d’abricots gorgés de soleil et une légère touche d’agrumes. Une magnifique alliance de puissance, finesse et longueur en bouche.

. Saint-Joseph, La Source 2017, Domaine Ferraton. Au nez on retrouve des petits fruits noirs mûrs et des notes de réglisse. En bouche, belle densité sur une trame fruité et aromatique. L’attaque est souple, la trame est subtile se poursuivant sur une finale riche en épices qui n'en finit pas !

. Altesse, 2018, Domaine Giachino. Extrêmement aromatique sur des notes de fruits à noyau, de miel et de foin. Belle rondeur, bel équilibre et intensité́ aromatique extra.

* Pour ceux qui ne connaîtraient pas, voici ce qu'en dit le Figaro du vin : le klevener de Heiligenstein est parent avec le traminer (savagnin rose) et ne doit pas être confondu avec le pinot blanc (klevner). Il a un arôme particulièrement prononcé, discret et velouté. Ce vin est également associé à un caractère flatteur et une note fruitée assez spéciale. Plus ce vin est conservé, plus son bouquet d’arôme est exceptionnel. Il est très souvent utilisé en gastronomie.

 

 

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