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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Les petites lampées entre grands crus et grands millésimes ...

BOURGES. « Rare mais de qualité », ainsi est qualifié le millésime 2017 pour les blancs de Bordeaux... Ouvert à l'heure de l'apéritif, ne vous fiez pas à la photo, c'est une tarte aux mirabelles, ce listrac-médoc blanc 2017 de Château Fourcas-Hosten, d'une belle élégance, parfait pour se rafraîchir après un après-midi... piscine ! Un mot sur le domaine ? Une magnifique chartreuse du XVIIIe siècle et cinquante hectares de vignobles en culture biologique. La technique décrite  par le ... technicien ? « Un élevage de six mois en barriques dont 26% de neuves, le reste provenant de barriques d'un, deux et trois vins.» Et un assemblage de sauvignon blanc (77%), de sauvignon gris (20%) et de sémillon, offrant une robe très pâle, un nez délicatement aromatique, des fleurs et des fruits blancs, des notes d'herbe fraîchement coupée, des zestes de citron. Une belle acidité en bouche, ample, généreuse, toujours les notes citronnées en rétro-olfaction, avant une finale tendue. Ça vaut dans les 25 euros.

Les petites lampées entre grands crus et grands millésimes ...

- Ce soir-là il avait des truffes au menu, des truffes de Bourgogne, les premières uncinatums, un peu moins généreuses en flagrances que la melanosporum, mais tout de même très, très fréquentables. D'abord sur des toasts chauds beurrés puis avec des œufs brouillés. On a commencé avec des bulles, une cuvée Lady de N de  Le Brun de Neuville, un groupement de cent soixante dix vignerons qui représentent cent cinquante hectares au creux des coteaux du Sézannais.  Un blanc de blancs, que du chardonnay, « dont 10% de vin de réserve et 5% de vin élevé en barrique, tiré en juin 2009 et dosé à neuf grammes ». Voilà pour la technique... Jolie robe aux reflets tilleul, beau cordon de bulles fines, un nez brioché, un peu crayeux, des notes florales, d'épices douces et de simples. En bouche, on est sur les fruits blancs, les agrumes, le citron, c'est frais et nerveux avant une finale joliment explosive. Pas sûr que la truffe l'ait servi, c'était un pari...

Accord plus réussi avec ce Grand Cru Classé de Saint-Émilion 2015 de Château La Gaffelière. La propriété ? « Trente huit hectares dont vingt-deux en premier GCC, s'étalant sur trois terroir, le plateau calcaire, la côte argile-calcaire et le pied de la côte plus siliceux. » La technique  ? « Vinification parcellaire en petites cuves inoxydables, avant une fermentation alcoolique en cuves (75%) et en barriques (25%) et un élevage de quinze mois en barriques de chêne français dont 50% de bois neuf. » Le vin ? Un assemblage de merlot (70%) et de cabernet franc sous une robe sombre, reflets violines, et intense. Le nez est un peu taiseux à l'ouverture avant de devenir plus causant, évoquant des baies rouges, le sous-bois printanier, la cabane du bouilleur de cru, La bouche est structurée, riche, les tanins encore fermes, retour du noyau et des fruits mûrs auxquels s'ajoutent des pointes de tabac. À encaver, comme une évidence. Dans les 55 euros. 

Les petites lampées entre grands crus et grands millésimes ...

- Encore des bulles, toujours à l'heure de l'apéritif, le meilleur moment pour boire du champagne, me semble-t-il. Voici la cuvée Pinot blanc extra brut 2009 de Chassenay d'Arce, une « maison de vignerons » regroupant  cent trente familles pour trois cent vingt cinq hectares de la Côte des Bar. Le vin ? Du pinot blanc, que du pinot blanc comme l'indique le nom de la cuvée, dont une partie vinifiée sous bois (5%). Belle robe claire, délicate effervescence partant en jet d'eau, bulles fines. Nez sur les fleurs blanches, des notes de poire, de brioche et d'amande. Bouche vive, dynamique avant une finale  laissant au palais les notes de fenouil et de citron. Dans les 45 euros.

Les petites lampées entre grands crus et grands millésimes ...

- On termine cette série par un costières-de-nîmes bio du Domaine Gassier, la cuvée Lou Coucardié, blanc 2015, dégusté dans un chic restaurant de Montluçon autour d'un menu iodé... « Cette cuvée tient son nom du taureau de Camargues, ce noble héros de notre tradition ancestrale où l'homme est poursuivi par la bête, et non l'inverse. Fort et courageux, il représente l'idéal de sa race » écrit Michel Gassier sur la contre étiquette. Un peu de technique, par le vigneron ? « Vendanges manuelles, pressurrage sans ajout de soufre, fermentation en barriques de chêne français, élevage sur lies pendant neuf mois avant fermentation, mise en bouteille sans filtration.» Le vin ? Un assemblage de roussanne et de grenache blanc à parts égales (40%) et de viognier. Pour le reste, de mémoire, je n'ai pas pris de notes, robe d'un jaune soutenu, nez sur les fleurs blanches, les fruits jaunes confits, un côté cireux. Belle complexité en bouche, riche et assez grasse, genre cocktail d'épices douces, de fleurs, de noisette et de grillé... Jolie bouteille, dans les 40 euros sur table. Rien à dire...

Les petites lampées reviennent bientôt...

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