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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Du Rhône à  l'Ardèche, du Bordelais à l'Alsace, balades en petites lampées...

BOURGES.  Les petites lampés débutent cette balade printanière par le Cornas Grand Classique 2015 de la Cave de Tain. Si vous passez par la vallée du Rhône par les chemins de traverse, en prenant votre temps,  faites une escale, un peu avant Valence, du côté de Cornas et de son amphithéâtre qui s'enroule autour du village. Ici, c'est le royaume de la syrah qui pousse sur les coteaux sous le soleil parfois écrasant de la vallée du Rhône. Ça donne envie de boire! Régalez-vous donc avec cette cette cuvée, pas franchement un vin de soif quand même, que nous avions laissé respirer bien avant le dîner. Robe sombre, très sombre, reflets violines;  nez sur les baies noirs, des pointes chocolatées et d'épices douces, voire de sous-bois humide. Belle attaque, pleine de caractère, vive, fruitée, avant une bouche souple, caressante, chaude, et le retour des fèves de cacao. Finale assez longue qui ne manque ni de fraîcheur ni de dynamisme ... Dans les 19 euros.

Du Rhône à  l'Ardèche, du Bordelais à l'Alsace, balades en petites lampées...

- Encore une syrah de caractère avec cette cuvée Terra Helvorum 2015 des Vignerons ardéchois, six cents hectares et quelque mille familles de vignerons... Les raisins, « récoltés à la main, proviennent d'une parcelle situé au pied du massif volcanique de Coiron, Alba-la-Romaine, dans un cirque protégé du vent et bien exposé au soleil , sur un sol riche en basalte ». Élevée douze mois en fûts de chêne, puis en bouteille, à cinquante mètres sous terre, au cœur de l'Aven Cognac, cette cuvée à la robe grenat, suggère un nez un peu sauvage de baies noires, associées au cassis mûr, à des notes de cacao et d'épices. Tout cela se développe harmonieusement en bouche,  pleine et riche, avant une finale poivrée, gourmande et sèveuse. Dans les 16 euros. 

Du Rhône à  l'Ardèche, du Bordelais à l'Alsace, balades en petites lampées...

- Le Bordelais maintenant avec ce saint-estèphe, second vin de Château Lafon-Rochet, la fameuse chartreuse jaune de Pauillac, second vin baptisé les Pélerins. Ce 2016 est un assemblage de cabernet sauvignon (65%), de merlot (30%) et de petit verdot (5%), vinifiés en cuves inoxydables et en béton, avant un élevage en barriques de douze mois. Derrière une robe brillante, le nez s'appuie sur une trame fruitée escortée de notes de torréfaction. Après une attaque vive et fruitée, de la mûre écrasée, de la prune mûre, et des tannins expressifs, beaucoup de plaisir en bouche, gourmande et tonique, animée par une fougue juvénile qui se poursuit dans une finale fraîche. Parfait compagnon d'un chevreau pascal cuit au four, sa compote de tomates et sa polenta... On peut évidemment garder ces Pélerins quelques années en cave. Dans les 23 euros.  

Du Rhône à  l'Ardèche, du Bordelais à l'Alsace, balades en petites lampées...

- Bordelais toujours, avec ce haut-médoc de Château de Camensac, un assemblage de cabernet sauvignon (55%) et de merlot. Ouvert au dernier moment, par des amis, sur un lap laotien relevé d'herbes et légèrement pimenté, ce 2006 est resté un bon moment fermé à toute conversation amoureuse... Puis s'est légèrement déridé, offrant un nez plein de finesse, sur des notes torréfiées et vanillées, du fruit, des épices, de la réglisse. La bouche est quant à elle restée un peu rigide mais bien galbée. Finale un peu courte... Peut-être fait-il l'attendre un peu plus ou le carafer bien avant le repas. À regoûter, en tout cas.

Du Rhône à  l'Ardèche, du Bordelais à l'Alsace, balades en petites lampées...

- Dernière étape en Alsace, avec ce 2014 du Clos du Zahnacker, 124 ares plantés au cœur du Grand Cru Osterberg,  provenant de la Cave de Ribeauvillé. L'Histoire a retenu que le jus de ce clos a été servi à Louis XIV, mais oui, dans le hanap figurant sur l'étiquette... Riesling, pinot gris, gewrztraminer entrent dans l'assemblage de ce joli vin dont la robe or est déjà séductrice. Un nez extravagant, complexe, bourré d'arômes de fruits jaunes, d'agrumes confits, couplés à des effluves un peu cireuses. Beaucoup de plaisir en bouche, riche mais fraîche, grâce à une belle acidité, avant une finale marquée par de légers amers et des pointes mielleuses. Bref, un régal. Foie gras alsacien bienvenu ! Dans les 30 euros.

Les petites lampées reviennent bientôt...  

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