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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Les petites lampées se déclinent en rouge, blanc et ... orange !

BOURGES. C'est une petite appellation qui vaut le voyage dans la vallée du Loir et un cépage qui mériterait d'être mieux connu : les Coteaux du Vendômois et le pineau d'Aunis. « Cent cinquante-deux hectares, des sols argileux riches en silex avec quelques affleurements calcaires » qui accueillent  les trois principaux cépages de l'appellation : le cabernet franc, le pinot noir et le pineau d'Aunis... C'est ce dernier, donc,  qui est vinifié pour cette cuvée bio baptisée Les Vignes d'Émilien Colin 2017, du Domaine Patrice Colin. « Le pineau provient de quelques vignes plantées de 1890 à 1920  sur un terroir d'argile rouge » par le grand-père de Patrice. Pour cette cuvée hommage, le vigneron a choisi une macération en fût et en cuves pendant deux mois avant un élevage en fûts pendant un an. Ouvert l'autre jour sur une belle bavette, topinambours et charlottes revenus au wok, et c'était pas mal ... Robe sombre aux reflets rubis, nez dense où les épices se mêlent aux baies sauvages, cet équipage se précisant en bouche, fruitée et tonique, un brin tannique, sur une longue finale poivrée rafraîchissante, bref un vin de belle soif... Dans les 12 euros.

Les petites lampées se déclinent en rouge, blanc et ... orange !

- Changement de région et de couleur avec ce jurançon sec 2016 du Domaine Cauhapé d'Henri Ramonteu. Cette cuvée Quatre Temps est un assemblage à parts égales de gros et de petit manseng, provenant d'un terroir argilo-siliceux. Un peu de technique ? « Vendanges manuelles, fermentation en fûts de trois à quatre vins, élevage de huit mois en fûts puis un an en cuves sur lies fines. ». Robe or, superbe nez où les fleurs se mêlent aux notes de cire, de fruits exotiques mûrs et de muesli. Bouche grasse et riche, patinée et fruitée avant une finale épicée sur de légers amers rafraîchissants. Dans les 16 euros.

 
Les petites lampées se déclinent en rouge, blanc et ... orange !

- Chez des amis, il y a quelques semaines, ce saint-julien 2012 de Château Gruaud-Larose. Un assemblage de cabernet sauvignon (66,5%) et de merlot (27%) auxquels s'ajoute du petit verdot (6,5%). Technique ? « Élevage de dix-huit à vingt-quatre mois en barriques de chêne français neuves à 40%, le reste de un à deux ans. » La robe est pourpre, le nez complexe, plein de richesses, élégant, du fruit, des épices, des notes vanillées et de sous-bois, l'attaque procure d'emblée un immense plaisir, la bouche est  généreuse, rapidement tapissée, les tanins sont chics, la finale charmeuse et bavarde. La gourmandise vient en buvant... Peut encore attendre quelques années ! 

Les petites lampées se déclinent en rouge, blanc et ... orange !

- On part maintenant dans le Languedoc, du côté du Pic Saint-Loup et du Domaine Pech-Tort, créé par Nadège Jeanjean en 2008, sur seize hectares de vignes jadis vinifiées en coopérative par le grand-père... La syrah, (80%) associée au grenache donne tout son caractère à cette cuvée baptisée Une bonne étoile, millésime 2016, découverte chez un ami autour d'un gâteau aux fruits rouges... Robe profonde, nez très fruité, de la figue noire, quelques notes d'olives de la même couleur, des épices, de la garrigue, bref un vin qui dévoile sans pudeur son côté Sud. La bouche est dans le même registre, on surprend des notes florales, des pointes de zan, les tanins discrètement causants, la finale est souple et fraîche... Là encore un vin de belle soif !  Dans les 15 euros, me souffle-t-on.

Les petites lampées se déclinent en rouge, blanc et ... orange !

- Et on termine  par un vin nature, évidemment dégusté au Tocsin, LA cave des "naturistes"... À l'heure de l'apéro a été ouvert ce pinot gris sec Macération 2017, de Julien Meyer, vigneron à Nothalten, dans le Bas-Rhin. Un vin blanc ? Ben non, plutôt orange, « résultat de la macération des grappes entières pendant la fermentation alcoolique », sans sulfites ajoutés. Tiens, le nez, justement, pourrait évoquer le vin d'orange que faisait "la" tante, on ajouterait des fleurs séchées d'un pot pourri, un peu d'épices ... La bouche est ... surprenante pour un palais calibré par des vins moins... nature, assez fraîche, avec un peu de mâche et une acidité qu'on pourrait qualifier de ... revigorante ! 

Les petites lampées reviennent bientôt... 

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