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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

PS. L'abus d'alcool est dangereux, à consommer avec modération. 

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Publié par Alain Fourgeot

Parce qu'ils le valent bien, petites lampées de rosés du Centre-Loire... (2)

BOURGES. Après les gris de Reuilly, voir épisode précédent, place aux rosés de deux petites appellations du Centre-Loire, Coteaux du Giennois et Châteaumeillant. Quelques mots sur chacune d'elles... 

- Les Coteaux du Giennois couvrent un peu plus de deux cents hectares, à cheval sur les départements du Loiret et de la Nièvre et concernent quatorze communes : Beaulieu, Bonny, Gien, Briare, Ousson, Neuve, Saint-Loup, Thou, Aligny, La Celle-sur-Loire, Cosne-sur-Loire, Myennes, Pougny et Saint-Père. Sur des sols siliceux et calcaires, sont notamment plantés du gamay et du pinot noir. Le site des Vins du Centre-Loire évoque des rosés tout en « finesse et délicatesse, des arômes de pêche de vigne et des notes poivrées venant sublimer ces vins frais et équilibrés. ». 

- Le vignoble de Châteaumeillant, le plus septentrional des vignobles du Centre-Loire, s'étale sur cinquante-huit hectares, sur les départements du Cher et de l'Indre. L'appellation concerne les communes de Châteaumeillant, Saint-Maur, Vesdun, Champillet, Feusilles, Néret et Urciers. « Les sols sont d'origine volcanique à dominante sableuse ou argilo-sableuse » indique le BIVC. Qui ajoute que les vins rosés, ici aussi appelés gris, sont issus d'un pressurage direct, parfois de saignée, avec un temps de contact du jus avec la pellicule court, d'où des couleurs très légères. Les rosés de pressurage sont frais, élégants aux arômes de fruits blancs. Les rosés de saignée développent souvent un caractère plus vineux ». 

Quatre rosés 2017 à la dégustation :

Pour les Coteaux du Giennois...

- Cuvée Ma vie en rose, de Catherine et Michel Langlois, un assemblage à parts égales de pinot noir et de gamay issus de sols argilo-calcaires. Une jolie robe rose framboise, un nez pointu sur des notes de bonbons aux fruits, des effluves florales. Attaque très vive, bouche riche, finale acidulée et fraîche. 

- Dans son Domaine de l'ÉpineauEmmanuel Charrier a choisi pour son rosé 2017 une forte proportion de pinot noir (70%), assemblé évidemment au gamay. Robe soutenue, reflets orangés, nez déclinant des fruits rouges et des notes de bonbons, la bouche est à la fois suave et vive, toujours sur le fruit et des notes acidulées, qui restent longtemps présentes.

Pour Châteaumeillant...

- D'abord ce rosé* du Domaine du Chaillot de Pierre Picot, issu du gamay. Robe très soutenue, virant au rouge, nez un peu floral, du fruit et des épices, bouche à la fois nerveuse er ronde, finale persistante, sur des baies sauvages mûres escortés de notes épicées. Plutôt un vin de  mâchon ou de repas estival.

- Enfin, la cuvée Reflets des sept fonds du Domaine Nairaud-Suberville, « assemblage de jus de goutte des pinots noir et gris et de gamay » ( dans les 80%). Robe saumon pâle, nez fruité, orange sanguine, pêche, petits fruits rouges. Attaque fortement acidulée, grosse présence en bouche avec le retour de notes fruitées et d'épices en finale.

Les petites lampées reviennent bientôt...

* Ce vin a obtenu une médaille d'argent au dernier Concours des vins de Bourges.

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