Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Simplement, les petites lampées aiment le chenin de jardin et ne détestent pas les italiens ...

BOURGES. On a causé du monde qui va ou pas ... De chansons et d'art contemporain. De mode aussi. Évoqué nos derniers coups de cœurs, dégusté du foie gras, dévoré  un onglet cuit comme on l'aime, escorté de quelques bouchons, des cèpes, voyez. La cheminée crépitait, du jazz et Baxter Dury en fond sonore... Et bien évidemment on a bu. Entre autres ces cinq flacons...

- Du blanc, d'abord, avec ce Chenin de jardin 2016 de Jérémie Mourat, un vigneron de Vendée que nous aimons bien, ici. Un IGP Val de Loire, et du chenin donc, certifié en agriculture biologique, issu de terroir de schistes. Superbe nez, évoquant une confiture de citron, pomme et fenouil sauvage, des notes de craie. Bouche généreuse, un peu sur le miel d'acacia, finale aérienne. On pourrait boire sans modération, docteur ? Dans les huit euros. Bon, je ne vous cause pas de l'étiquette, vous avez compris ?

- Avec l'onglet, d'abord ce médoc 2014 de Chateau Laujac, Cru Bourgeois, quatre cents trente hectares  appartenant à Vanessa Cruse Duboscq, elle représente la sixième génération aux commandes de ce domaine familial. L'assemblage ? Cabernet sauvignon (53%) et merlot (45%) et une pichenette de petit verdot. Douze mois d'élevage en fûts. Robe profonde, nez plein de caractère, baies noires mûres, gelée de cassis, bouche gourmande, tannins fins, boisé maitrisé. Finale fruitée, vanillée et épicée. Ça vaut son prix, 19 euros. 

- Une seule bouteille avec le plat ? Vous rigolez... J'ai ouvert derrière un Maru Negroamaro Salento IGT 2015 qui est, comme son nom l'indique, un vin italien de Castello Monaci, un très vaste domaine, oliviers et vignes, situé dans les Pouilles, voyez, oui, tout là-bas, dans le talon de la botte. Un rouge puissant, issu du negroamaro, doté d'une belle robe grenat, d'un nez riche et flatteur, épices et notes de garrigue, très rond en bouche, un peu chocolat amer et tarte aux pruneaux, finale douce et soyeuse. Ma voisine croyait que c'était un barolo, on peut se tromper...

- Simplement ! C'est le nom de cette cuvée du Domaine de l'Horte, à Magalas, dans l'Hérault. Achetée le matin même au Salon des vins et de la gastronomie de Bourges, qui a fait le plein des gourmands et des fous de vin, trois jours durant, ce dernier week-end. « Ça c'est un vin de copaings » nous a dit le propriétaire, André Alingrin, « paysan vigneron », dans son inimitable accent. Vendu 5,70 euros, ce vin de copains et de table. Un assemblage de grenache et de syrah, léger, plein de fruits rouges, gouleyant, qui roule sur la langue et glisse dans la gorge, tout en fraîcheur, chantant comme une garrigue au printemps. 

- Retour en Italie pour finir, avec le dessert, macaron à l'amaretto et glace au café. Un lambrusco de Modène de la  Cave Civ&Civ, second producteur de vins pétillants italiens dont cette bulle légère, certifiée bio, assemblage de plusieurs cépages de la plaine du Pô. Pas d'amis italiens à table pour nous en dire plus... On a bien aimé ce léger pétillement sur la langue, ce côté raisin frais, l'ampleur de la bouche, les notes de fruits juste cueillis, la vivacité et la finale acidulée... Et on a causé de l'Italie, du Piémont, des truffes blanches pour bientôt, des lacs, de Naples... On a même entamé Week-end à Rome !

Les petites lampées reviennent bientôt... 

 

Simplement, les petites lampées aiment le chenin de jardin et ne détestent pas les italiens ...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article