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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Fou du Languedoc, créateur de Terra Hominis, Ludovic Aventin se souvient de cheval-blanc 1978 ...

LUDOVIC AVENTIN. Il se présente comme un « homme du vin au large sens du terme ». Il a été caviste pendant une vingtaine d'années dans le Languedoc avant de créer, en 2011, Terra Hominis, « créateur de vignobles en copropriété ». Ce site est né de trois constats, explique notre Fou de vin du jour : « Les banques financent peu les jeunes vignerons; les Français ont de l'épargne; les Français aiment le vin et cherchent à donner du sens à leurs économies. » Sur le site, on lit ceci : « Terra Hominis soutient des vignerons en créant des vignobles en copropriété et vous permet de concrétiser vos rêves en devenant acteur de la vie d'un vignoble pour un investissement plaisir allant de 1.300 à 2.500 euros la part. Grace à un investissement participatif non réglementé, nous pouvons sélectionner des associés qui partagent nos valeurs : plaisir, convivialité, partage, transmission à nos enfants. Prendre une part dans un vignoble Terra Hominis ne doit pas être considéré comme un placement financier mais comme l'opportunité de se rapprocher de la terre et des hommes.» Ajoutons que les dividendes sont exclusivement distribués sous forme de bouteilles. « Mais le plus beau retour sur investissements, ajoute Ludovic Aventin, est le bonheur de produire son propre vin, de venir faire les vendanges, d'apprendre à tailleur la vigne, de déguster du vin sur barrique, de festoyer avec d'autres associés. » « Mon travail, conclut Ludovic Aventin, consiste donc à tisser des relations humaines au travers du vin » . Et voici ses réponses au questionnaire... 

- Le déclic, le premier verre ? À quinze ans, j'ai commencé à m'intéresser au vin, j'étais entouré de buveurs de vin mais aucun n'était capable de m'expliquer comment on faisait les vins, comment le vigneron choisissait ses cépages. Plus tard, j'ai donc tenté de mieux comprendre.

- La devise ? Si tu veux que le sillon soit droit, accroche ta charrue à une étoile...

- Le meilleur souvenir de dégustation ? Cheval blanc 1978 avec deux amis, dans ma cave. Ce vin était la finesse incarnée, d'une rare élégance, doté d'un longueur en bouche inouïe...

- Cave ou armoire ? Combien de bouteilles ? Une cave de sept cents bouteilles. Le but est à la fois de pouvoir suivre l'évolution des millésimes des vignerons et amis et ensuite d'avoir une cave la plus exhaustive afin de s'ouvrir aux nouveaux vins.

- Les trois coups de cœur du moment ? 

. Domaine la Croix Vanel, cuvée Fin amor 2014, Côteaux du Languedoc : le dernier millésime de Jean-Pierre Vanel, avant de transmettre son vignoble à Marc-Olivier Bertrand. Un vin produit sur un terroir villafranchien qui magnifie le grenache majoritaire dans cette cuvée : du fruit, une bouche pleine avec une fraîcheur qui appelle un second verre.

Domaine Gayda, cuvée Chemin de Moscou 2008, vin de pays d’Oc. Qui a dit que les vins du Languedoc ne peuvent pas vieillir ? L’un des tout premiers millésimes pour cette cuvée Chemin de Moscou, désirais reconnue. Elle associe des syrahs de Pézilla-la-Rivière, dans les Pyrénées-Orientales, à des grenaches de Minervois-la-Livinière, dans l'Aude. Le talent du vivificateur, Vincent Chansaut, réside dans l'art d'associer ces deux terroirs comme un peintre marie les couleurs. Le résultat donne un vin équilibré, élégant, au nez complexe d'épices, avec une finale harmonieuse. 

Mas Angel 2016, issu du cépage aramon, produit sur l’aire d’appellation du Faugérois. Alexandre Durand, le vigneron, n’a pas hésité à arrêter la production d’une cuvée d’aramon en rosé, qui était vendue d’une année sur l’autre, pour suivre son instinct et produire ce cépage en rouge. Des vignes de plus de soixante-dix ans, un terroir de schiste situé à quatre cents mètres d’altitude, des rendements de l’ordre de quinze hectos par hectare, permettent de tirer la quintessence de ce cépage. Du fruit, de la gourmandise, de la fraîcheur, plus qu’un vin, c’est le patrimoine historique du Languedoc en bouteille.

 

 

 

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