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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Les petites lampées jouent les curieuses et s'achèvent au cognac ...

BOURGES. Avant de partir à Bordeaux, visiter notamment la Cité du vin, les petites lampées se baladent ... On attaque par ce crozes-hermitage 2014 de la Maison Ferraton et sa cuvée Calendes... qu'on pourra attendre car encore un peu jeune. Derrière ce domaine se cache, enfin pas vraiment, façon de parler, depuis 2004, Michel Chapoutier.... qui a mis le domaine au régime biodynamique. La vendange de cette syrah, « issue de parcelles sédimentaires et granitiques, a été éraflée en totalité, le vin élevé partiellement en demi-muids de chêne pendant huit mois avant la mise en bouteilles ».  Beau jus, bien coloré, sur un nez très dense et complexe, le genre... tu-laisses-ton-nez-dedans-un-moment. Des notes de fumé, de chocolat, de marc, de pruneau cuit, de poivre... Bouche gourmande, ample, finale riche et un brin épicée. À encaver quelques temps avant d'y revenir.  Dans les 15/16 euros.

Les petites lampées jouent les curieuses et s'achèvent au cognac ...

- Petit tour dans le Sud, du côté de Bandol, avec ce 2014 de Château Salettes. Trente-sept hectares d'un seul tenant, en reconversion,  sur la commune de La Cadière-d'Azur, entre Marseille et Toulon. Technique ? « Un assemblage de mourvèdre (85%), de grenache (10%) et de cinsault. Vendange manuelle et égrappée et/ou foulée, vin ni filtré ni collé, élevé dix-huit mois dans des foudres avant mise en bouteille. » Jolie robe grenat, brillante, nez sur la mûre et le cassis écrasés, auxquels se mêlent des notes de fumée et d'amande grillée. Belle attaque en bouche, généreuse, un peu chaude mais souple, tannins délicats, belle finale poivrée. Dans les 20 euros. J'aime les bandols !  

Les petites lampées jouent les curieuses et s'achèvent au cognac ...

- Petite cuisine d'escargots de Bourgogne, ramassés avec mes petites mains, congelés et cuits à nouveau dans un bouillon avec des pommes de terre, lesquelles sont ensuite coupées et passées à la poêle avec les gastéropodes, un peu de lard fumé et une tombée de persil... Pour s'encourager, on peu ouvrir un saint-émilion, qui pourra plus tard accompagner le plat...  Par exemple ce 2013 de Château Larmande, vingt hectares d'un seul tenant, propriété du groupe d'assurance AG2R. Technique ? « Un assemblage de merlot (65%), de cabernet franc (30%) et de cabernet sauvignon. Vendanges manuelles, élevage de dix-mois en barriques dont la moitié neuves. » Robe  rouge intense, sur un nez fruité, encore marqué par l'élevage, notes de bois précieux, de violette et de baies noires mûres. Bouche vanillée et toastée, tanins assez souples, finale causante chocolat/cassis... Il faut aimer les saint-émilions jeunes ? C'est mon cas. Mais on peut y revenir dans deux/trois ans. 29 euros. Bien vu...

Les petites lampées jouent les curieuses et s'achèvent au cognac ...

- Ah, vous savez quoi, jeudi 17 novembre, c'est beaujolais nouveau... J'en ai bu un en avant-première, on me l'a envoyé... Il est signé par la Maison Trenel,  vieille maison de Charnay-les-Mâcon, qui va inonder le monde de son gamay primeur... Bon,  j'aime le gamay, j'ai toujours aimé le gamay et j'aime le beaujolais, nouveau et pas nouveau...  Celui-ci est friand, un peu acide, sur des notes de bonbons, un vin sans manières, simple et joliment fruité,  à ouvrir sur un mâchon saucisson/rillettes ! Dans les 8 euros. Jeudi, n'hésitez pas à faire votre marché, les dégustations ne vont pas manquer... Sur ce sujet du beaujolais nouveau, ce papier d'Ophélie Neiman sur le monde.fr: du bon, du beau, du beaujolais ! 

Les petites lampées jouent les curieuses et s'achèvent au cognac ...

- Une fois n'est pas coutume, on termine ces petites lampées par un cognac... On l'a ouvert d'abord à l'apéritif, pour un cocktail, chacun le sien. L'un avec de la menthe et une boisson pétillante amère, l'autre avec un jus de citron vert et un trait de Bénédictine ! Et même avec du champagne et un trait de sirop de pain d'épices, oui ça existe ici... Tout est possible avec le cognac ! Pour ma part, je préfère en boire, très peu, très modérément, nature... Jadis avec un cigare ! Plus aujourd'hui. Mais en fin de repas, dans un grand verre, je ne crains pas. Nous sommes là avec le XO de Prince de Polignac (dans les 60 euros). J'ai appris que soixante-quinze eaux-de-vie différentes composent cet assemblage issu à 40% de Grande Champagne et de 30% de Petite Champagne et que l'âge moyen est de douze ans... Voilà pour la technique ! Pour le "ressenti", comme on dit à la météo ? J'aime cette complexité, les notes confites de fruits exotiques,  de zestes d'orange, de miel,  de pâte à chou, de pêche de vigne, de rancio et, en bouche, cette chaleur douce, envahissante, sensuelle qui va si bien avec un feu de cheminée et une aimable conversation entre amis...

 Les petites lampées reviennent bientôt...

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