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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Les petites lampées voient encore la vie en rose, troisième épisode...

BOURGES. La vie en rose c'est aussi le nom de cette cuvée de Château Roubine, propriété de Valérie Rouselle, épaulée par son fils Adrien. Pour le millésime 2014, la même bouteille sérigraphiée était déclinée avec des roses noires. Cette année, elles sont blanches... Derrière ce buisson de pétales se cache un rosé élégant, assemblage de grenache (40%), de cinsault (30%), de tibouren (20%) et de syrah provenant d’une sélection de parcelles en Côtes-de-Provence. Fringuée d'une jolie robe limpide et légèrement saumonée, la Vie en rose affiche un nez floral, agréable et délicat. Bouche, très fruitée, à la fois vive et ronde, avec un peu de gras, sur une finale rieuse, salivante et sensuelle. Dans les 12 euros. Existe en grands volumes : magnum et jéroboam, pour les très grandes occasions !

Les petites lampées voient encore la vie en rose, troisième épisode...

- Un gris pour continuer. Issu du pineau d'Aunis, ce merveilleux cépage de Loire qui poivre légèrement la bouche et accompagne à merveille une faisselle de chèvre frais aux herbes et aux radis du jardin, saupoudrée de poivre blanc et de fleur de sel ... Au Domaine de la Fontaine, chez les Gueller, un des douze Vignerons indépendants de l'appellation côteaux-du-vendômois, on vinifie un joli gris à la robe très pâle, vif et frais, qui s'allonge doucement en bouche sur des notes de petits fruits pour bavarder longtemps ... Dans les six euros. Ne pas s'en priver.

Les petites lampées voient encore la vie en rose, troisième épisode...

- « Avec Château de Berne, Hexagone voit la vie en rosé »... Jusqu'à la fin du mois le célèbre restaurant parisien de Mathieu Pacaud se met à l'heure du rosé, notamment avec la cuvée Hommage 2015 créée en hommage à l’art de vivre de la belle époque sur la Côte d’Azur. Cette cuvée est déclinée en six étiquettes différentes inspirées des fameuses affiches utilisées pour la campagne de promotion de la région par la Compagnie de Chemin de Fer PLM (Paris-Lyon-Méditerranée)... La caisse de six est aussi à vendre en CHR. On peut préférer la cuvée traditionnelle, dans sa bouteille carrée, habillée de sa belle étiquette noire. De millésime en millésime, cet assembage de grenache et de cinsault (20%), confirme sa grande classe. Belle robe brillante, nez très complexe, fruits rouges, pêche/abricot, agrumes, herbe, pivoine. La bouche, pleine, riche, un peu grasse, est dans le même registre, avec une finale sur de fins amers désaltérants. A servir sur un repas aux accents provençaux... Dans les 18 euros chez le caviste, quand même.

Les petites lampées voient encore la vie en rose, troisième épisode...

- Rosé foncé, rouge clair, clairet ! ? Auvergnat et nature... Et cent pour cent gamay, d'où le nom de la cuvée : Le rosé gamay... Il est signé Vincent Tricot, un des chefs de file du mouvement naturel, installé avec sa femme Marie, à Orcet en Auvergne, depuis une quinzaine d'années, sur un domaine de cinq hectares cultivés en bio. Vous lirez l'histoire de ce couple sur le Guide de l'Alter-vin... Pas toujours fan des rosés "nature", je me suis régalé avec celui-ci, plein de fruits, framboise, grenadine, franc et rond en bouche, d'une belle longueur, se dégustant comme un jus de fruits. 14 euros, oui, je sais... A noter que la très naïve étiquette, comme toutes celles du domaines, a été dessinée par les enfants Tricot...

Les petites lampées voient encore la vie en rose, troisième épisode...

- Clap de fin avec ce Sables Fauves 2015, ouvert pour accompagner un plat de morue au fenouil... Il est né dans les chais du Domaine Laballe, dix-sept hectares au cœur du pays landais, en Gascogne, aujourd'hui piloté par Cyril Laudet et sa femme Julie. Laballe produit évidemment des armagnacs mais aussi du vin dont ce rosé, assemblage de merlot (50%), de cabernet franc (30%) et de cabernet sauvignon, « provenant de sols argilo-limoneux chargés en oxyde de fer ». D'où le nom de ce joli rosé, clair et limpide, sur un nez de fruits rouges et de pêche de vigne, des pointes de menthe sauvage. Attaque vive et bouche gourmande, légèrement acidulée, sur des retours de fruits rouges épicés. 6 euros, oui, pour un réel plaisir...
Les petites lampées reviennent bientôt...

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