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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Le Mondovino continue de tourner (9)...

« Le vin est semblable à l'homme; on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable .» C'est du Beaudelaire. Qui sert d'introduction à cette rubrique.

- Guerre IGP-AOP ! Les vignerons du Centre-Loire poursuivent leur combat contre la libéralisation des droits de plantation. Trois cents d'entre eux ont manifesté fin février devant la préfecture du Cher pour demander à l'État d'interdire aux IGP (Indication Géographique Protégée) de planter du pinot noir et du sauvignon a proximité des huit appellations du Centre-Loire. Cette demande fait suite à la fin de non-recevoir donnée, début février, par le syndicat des IGP du Val de Loire, sur un projet d’accord de non-agression sur lequel travaillaient les deux organisations, la Fédération des unions viticoles du Centre (FUCV) et l'ODG IGP Val de Loire. Pour sa directrice, Lucie Chassevent, il n'est pas question de céder. « Si nous faisons ça, nous créons un précédent, car il s'agit de modifier notre cahier des charges. Or cela fait trente ans que nous existons. Le sauvignon et le pinot noir sont des cépages typiques du Val de Loire qui ont toujours figuré dans nos décrets. Les demandes exprimées par la FUVC sont invasives et directives. Les autorisations de plantations en IGP Val de Loire se portent à quarante hectares en 2016 pour l’ensemble des quatorze départements couverts par l’aire explique-t-elle, il n'y a pas de risque de raz de marée... en 2016.» Les vignerons du Centre-Loire, eux, ne l'entendent pas de cette oreille, craignant une « perte de notoriété des AOP » et un « bouleversement des équilibres en matière d’approvisionnement des moûts Et le conflit pourrait bien dégénérer. « Certains ont déjà planté, mais ces vignes disparaîtront si rien n'est fait », menace Gilles Guillerault, le patron de la FUCV...

- Ceps Sicavac ! Pour lutter contre les maladies du bois, qui touche 13% des vignobles français, de nouveaux ceps « de haute qualité technique et sanitaire » vont être mis à la disposition des vignerons du Centre-Loire. Deux parcelles de vigne-mère de greffons de sauvignon ont été plantées au printemps 2015, sur un terrain neuf en AOC Coteaux-du-Giennois. Elles contiennent des individus issus de sélection clonale mais également une population de 267 plants issus de sélection massale (mais répondant aux critères sanitaires actuels) : la sélection Sicavac.Dès 2017, ces parcelles fourniront des bois aux pépiniéristes partenaires. Les premiers plants seront disponibles en 2018 en petite quantité. Une structure associant le BIVC (Bureau interprofessionnel des vins du Centre-Loire) pour 51 % des parts, Sicavac ( le Service Interprofessionnel de Conseil Agronomique, de Vinification et d'Analyses du Centre) et toutes les ODG de la région a été créée. Baptisée Ceps Sicavac, c’est elle qui va exploiter la vigne-mère et vendre les greffons.

- Drôle de Tour ! Vous avez suivi ce rocambolesque conflit qui oppose les organisateurs du Tour de France et les vignerons de l'Aude. Ces derniers reprochent aux premiers d'avoir sélectionné un vin chilien comme partenaire de la Grande Boucle. Menaçant au passage de bloquer l'étape qui passe dans leur département, pour protester contre le fait que le vin en question sera promu pendant les étapes à l'étranger, la publicité pour le vin étant interdite en France par cette stupide loi Évin. Pour calmer les ardeurs des vignerons audois, les organisateurs du Tour leur ont donc proposé de tenir un stand de promotion et de dégustation des vins français sur les villages départ et arrivée de chaque étape. Et ils se sont calmés...

- Gégé, un amour ! À l'occasion de la sortie en salles du film de Delépine et Kervern, Saint-Amour, un road movie vaguement pinardier, Depardieu et Poelvoorde se sont répandus dans la presse pour assurer la promo. Au Figarooooo, notre Gégé franco-russe a notamment déclaré : « Il ne s'agit pas de faire de la littérature. Le vin, il est bon ou il n'est pas bon. Après, c'est comme en art : si on est un peu connaisseur, on ne se contente pas du nom d'un artiste, on distingue des périodes, des hauts et des bas dans son œuvre. Maintenant, il y a une espèce d'uniformité : tous les blés se ressemblent, tous les vins se ressemblent…» « Moi, je n'y connais rien au vin. J'ai un rapport à l'ivresse, pas au vin », a ajouté son acolyte. Affirmation reprise par Depardiou ... Voilà. Normal donc qu'il affirme que tous les vins se ressemblent...

- C'est du Bergé ! Pierre Bergé a presque tout vendu, lui restait sa cave. Elle sera mise aux enchères le 10 mars prochain à l'Hôtel Drouot. Trois mille bouteilles, collectionnées pendant un demi-siècle, que le compagnon d'YSL, a collecté, classé et conservé dans les meilleures conditions. On trouve dans le lot un château-lafite 1895, un jéroboam de Mouton Rothschild 1975, un champagne Heidsieck 1907, l’un des derniers des trois mille produits cette année et embarqués sur le Jönköping, ce cargo qui avait sombré avec sa précieuse cargaison en se rendant à Saint-Pétersbourg.

- C'est nature ! L'INAO envisage de réglementer la dénomination "vins naturels" ! On se demande bien ce qu'elle vient faire dans ce débat.. Il vient d'ouvrir la discussion à la demande des producteurs de vins biologiques, qui estiment que le terme "nature" ou "naturel" est galvaudé... Une cinquantaine de vignerons adhèrent à ce stade à l'Association des vins naturels (AVN). Pour laquelle le dit vin est issu de vignobles cultivés en bio ou en biodynamie, les vendanges obligatoirement manuelles, les levures indigènes seules autorisées, les intrants bannis, sulfites inclus. Pour être adhérent, une dose infime de sulfites peut-être admises mais il ne sera pas possible de prétendre au terme "vin naturel" et d'apposer le logo spécifique auquel l'AVN réfléchit... Le débat est loin d'être clos...

- Dagueneau fils ! Louis-Benjamin Dagueneau, le fils de Didier, a été sacré Vigneron de l'année par la Revue du vin de France. « Ses pouillys égalent ceux de son père. Sa compréhension intuitive des équilibres du raisin, couplée à l'allongement des durées d'élevage, donne aujourd'hui des vins splendides, qui font l'unanimité de la critique, écrit Jean-Emmanuel Simond. Ses blancs sont désormais installés au panthéon des plus grands sauvignons du monde grâce à une expression sans équivalent du terroir de Pouilly-Fumé .» Diantre ! Pendant que j'y suis, la RVF a également sacré Vincent Pousson blogueur de l'année. Son blog : idées liquides et solides. Il trône également dans la galerie des Fous de vin depuis 2012 : fou de vins purs...

- Trente ans de Jolivet ! Il aura soixante ans et sa marque qu'il a créée en 1987 aura trente ans ! Pascal Jolivet, l'homme qui vaut un million de bouteilles, propriétaire et négociant de Sancerre ( quarante-deux hectares) et Pouilly-Fumé (huit hectares), sans oublier vingt hectares en Touraine, fêtera ce double anniversaire au cours d'une fête, annoncée comme grandiose, le 27 juin 2017 à Bordeaux, dans le cadre de Vinexpo. Et une petite fête sur le Piton, non ?

. Planète bière ! Seconde édition les 20 et 21 mars, à Paris, de Planète Bière. Où l'on pourra évidemment goûter des tas de mousses, grandes marques ou pas, cuvées artisanales ou pas... Bref, une sacré balade dans le monde du houblon avec douze conférences, six ateliers et animations, une librairie éphémère et même un dîner avec accords bières et mets...Le 20 mars est réservé au grand public, le 21 mars aux professionnels. C'est au 67, rue du faubourg Saint-Martin. À partir de 25 euros la journée. Vous en saurez encore plus sur planete-biere.com.

- La Cité ouvre ! La Cité du vin de Bordeaux sera donc inaugurée le 31 mai prochain. Sur 3.000 mètres carrés, le cœur de la Cité proposera un voyage visuel, sonore et olfactif via une vingtaine d'animations. Le billet adulte (hors réductions) sera à 20 euros pour visiter ce parcours et déguster un verre au huitième étage, sur le belvédère situé à trente-cinq mètres au-dessus de la Garonne. L'entrée sera libre pour le rez-de-chaussée (plate-forme œnotouristique pour aller dans les propriétés, bar à vin, magasins…) ou vers le septième étage où se situera le restaurant panoramique. La visite durera environ deux heures. Hâte...

C'est tout pour aujourd'hui...

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