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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

FEUILLETON ROSÉ/ Épisode 8. J'y suis retourné ! Où ça ? Aux rosés naturels, on peut dire/écrire "nature", vous savez ces vins dont certains disent beaucoup de mal sans jamais en avoir goûté un seul... Moi, j'apprends, je suis en apprentissage, j'essaie de comprendre, j'ouvre mes esgourdes, je sollicite mes papilles, mon vestibule nasal, mon bulbe olfactif. Et ça se passe toujours à la cave Le Tocsin. Sept quilles culbutées l'autre jour, attention, quand j'écris culbutées ça ne veut pas dire qu'on les a toutes descendues... Le feuilleton des rosés d'été ne s'arrête pas là, il revient très bientôt avec d'autres vins plus, plus, plus ...traditionnels, ça vous va, le mot ?

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- Matez d'abord l'étiquette en noir et blanc, c'est la Loire, et cette belle photo est signée Simon Le Lagadec. Ensuite la robe, et ne dites pas à votre voisin qu'il n'a pas la gueule d'un rosé, vu qu'elle donne plutôt dans le rouge cerise, il vous répondra que ce vin-là à la gueule de l'endroit... C'est du Puisais dans le texte. Robe cerise, tiens ! Et même qu'on l'a dans le nez. Jus de cerise à l'eau de vie, vous voyez, celui que vous goûtez quand même quand les fruits ont été dévorés par vos copines. Oui, on est sur un nez comme ça, genre noyau. La bouche est sympa, ample, pleine, des fruits rouges, avec des notes de rafle, des pointes un peu herbacées, de l'amande amère en finale, bien persistante. Et c'est un gamay ! Surprenant. Et un Vin de France du Domaine les Champs Jumeaux de Matthieu L'Hôtelier, à Montrelais (Loire-Atlantique). Un élève de Jacques Carroget, le môssieu du Domaine de la Paonnerie, dont j'ai causé ici dernièrement. 10 euros, la bouteille.

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- Là encore, la robe, la couleur, hein ! La tronche du vin nouveau de mon grand-père... Presque un clairet. Un peu de volatile au nez, des notes de kirsch. J'ai trouvé ça très acide, manquant de fruit, un peu linéaire, plat du début à la fin, peu flatteur... Quand mes voisins lui ont trouvé des « notes acidulées, peu de défauts et une grande buvabilité ». Bon, voilà, chacun son truc. C'est un malbec (cot) du Lot, mis en bouteille « à la ferme » par Simon Busser, « paysan-vigneron » à Prayssac. Pas fan de la Si rose forever... 8 euros.

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- Un rosé... rosé, ben là dis donc ! Un peu pelure d'oignon mais franchement clair, sirop de grenadine à l'eau. Pas un nez vraiment excitant, ni même exubérant. Un peu de fleurs printanières ? Faut aller les chercher tout là-haut. Mais elles explosent en bouche, avec un côté presque entêtant, à la première lampée, avant l'arrivée des fruits très mûrs qui traînent longtemps, longtemps, laissant de sympathiques notes acidulées. Et, au bout du compte, un vin bien sympa, franchement désaltérant. Cette Galéjade, assemblage de grenache et de cinsault à cinquante/cinquante, a été mise en scène au Domaine de Mouressipe d'Alain Allier, « artisan-vigneron à Saint-Comes et Marvejols ». Vous voyez où c'est, ben oui... 11 euros, rien à dire.

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- Encore un rosé franchement rosé, dans le genre œil de perdrix, si vous les avez déjà regardées en face. Le premier nez, franc et net, m'a fait penser à la fraise tagada qu'on file au petit neveu pour qu'il arrête de chouiner, mais en fait il est plus complexe que ça, je parle du nez... La bouche est vineuse, oui, j'aime bien ça, acidulée et fruitée, j'aime toujours, avec des pointes d'amertume en finale qui donnent envie de se resservir immédiatement, d'ailleurs je l'ai fait, et même d'avaler, je l'ai fait aussi... Là encore, on est en Ardèche, c'est encore du cinsault et du grenache et cette sympathique Pythie a été conçue au Domaine Les Deux Terres de Manu Cunin et Vincent Fargier, à Villeneuve-de-Berg. 9 euros de bonheur, on peut y aller...

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- Attention, là on tombe dans le baroque comme dit le maître ! Un vin baroque, c'est quoi ? C'est un truc qui ne correspond à rien de ce qu'on connaît, qui se barre dans tous les sens, qui exagère, qui pourrait être servi à un pope d'une église des Météores, à l'heure de la communion. Bon, sérieux, il est presque orange, le ménisque quasi rouge, il sent ce que moi je nomme le vinaigre de pomme, y'a du volatile mon bon, et, en bouche, c'est pour le moins étrange. On est sur du fermentaire, mais cette Fioriture est en fin de compte assez bavarde, faut traduire, voilà. Comment dire ? Une curiosité. Bon, le problème, c'est que la curiosité n'est peut-être pas un vilain défaut mais ça dépend du prix qu'on y met... Et là, c'est 15 euros le rosé de pinot noir et de pressurage direct, signé par Pierre Rousse du Domaine Le Pelut, à Lauraguel, dans les Corbières, tout à côté de Limoux, le pays du mauzac qui sent la pomme, ben voilà... Ah, encore un mot : jolie bouteille, blanche et étiquetage minimaliste, juste le mot "fioriture", dans une écriture hésitante. Très joli.

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- On repasse au rouge, je veux dire à la robe rouge un peu cerise...Le nez m'a rappelé la colle blanche que je bouffais à l'école en regardant les oiseaux par la fenêtre. La colle blanche ? Mais, si, ne dites pas que ... Ah, un truc de vieux, parce que maintenant si tu bouffes de la colle, hein ! Bon, après la colle, sont venus les inénarrables petits fruits rouges et puis des notes rappelant le laurier amandé, et donc la colle... La bouche est pleine, romanesque; là encore, fruits, amande, bonbon acidulé, groseille, cassis, beaucoup de gourmandise. C'est du grenache, cent pour cent, du grenache de l'Hérault, le Domaine de La Fontude de François Aubry « vigneron éleveur » à Brenas... Joli Carnaval ! 10 euros.

Si rose for ever avec une galéjade, une pythie, un carnaval, une fioriture, des fées papillon ...

- On arrive au bout, on débarque chez les Fées Papillon, le Domaine La Vrille et le Papillon de Méryl Croizier à Valvignères, en Ardèche. Et là c'est une syrah, sans rien d'autre. Un vin non filtré, de France et biologique, comme l'indique la bouteille. Vin sympa, plein de fruits, droit, sur une finale un peu poivrée, poivre blanc... Bon, je n'ai pas pris beaucoup de notes, l'estomac me sautait dans les talons, mais on a terminé la bouteille en déjeunant, c'est bon signe... Ah, oui, j'oubliais, le prix ? 8 euros. Rien à dire. Vive les fées et les papillons ! Et la nature qui nous réserve bien des surprises...

Les petites lampées de rosé reviennent bientôt...

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Cours d'oenologie à Paris 11/08/2015 12:59

On en apprend toujours davantage... Il faut toujours réactualiser ses connaissances... Merci pour ces informations intéressant sur le rosé... Un grand complément à mes cours d'oenologie.