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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

FEUILLETON ROSÉ/Épisode 9, le dernier... Tout a une fin et le feuilleton 2015 des rosés d'été, qui aura PEUT-ÊTRE d'autres saisons, s'achève avec ce neuvième épisode. Ce qui ne veut pas dire que les prochaines Petites lampées vont complètement ignorer cette couleur... Depuis le mois de juin, une cinquantaine de bouteilles ont été proposées ici, ce qui ne veut pas dire qu'on a dégusté que ça, par ces fortes chaleurs, hein ! Mais on a aimé ceux-là plus que d'autres.

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

- Clap de fin qui commence par cette cuvée Court Métrage 2014 du Domaine de la Citadelle, dont j'ai déjà parlé ici.  Nous sommes dans le Luberon, au cœur du parc national, pas mal pour achever ses vacances, moins de touristes, plus de cigales. Du cabernet sauvignon (80%) et du carignan (20%) mûris sous le soleil. Un vin équilibré, simple d'approche, sur des baies rouges au nez comme en bouche, plein de gourmandise, coquin, frais. Bref un rosé sympa, ouvert en préparant des jus de tomates pour cet hiver, devant les lumières rasantes d'une belle fin d'après-midi... Et ça vaut 7 euros, moins cher qu'une séance de cinéma...

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

- On remonte du côté de Bourgueil avec ce "20" 2014 du Domaine des Ouches des frères Gambier. Du cabernet franc, bien joli dans une robe pétale de rose, sur un nez plein de fruits, des agrumes, des baies rouges, des notes florales, des pointes de jasmin, d'aubépine. Bouche acidulée, sur la fin de bonbon, pleine de vivacité. Pour accompagner des crevettes marinées au soja et grillées sur la plancha, servies avec un riz rouge... Je ne connais pas son prix.

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

- Et un bordeaux, un ! Un rosé de saignée joliment baptisé Rose et signé Château Haut-Bailly, Grand Cru Classé de Léognan. Il est « produit lorsque le millésime s'y prête », explique-t-on au domaine, 2014 s'y prêtait donc, et « obtenu en prélevant quelques hectolitres dès les premières heures de macération du raisin, la fermentation s’opérant en cuve à basse température afin de révéler au maximum les arômes fruités ». Et du fruit, il y en a dans cet assemblage à égalité de cabernet sauvignon et de merlot. Du fruit et des fleurs, enfin des notes florales, une jolie matière, pour un vin vif et complexe, sur une finale rafraîchissante, capable d'accompagner tout un repas. Dans les 15 euros chez les cavistes.

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

- Tout un repas aussi avec ce PUR pour Provence Unique Rosé du Château de Berne, présenté dans une très jolie bouteille blanche, un peu trop....Un peu trop quoi ! On dirait une bouteille de bain moussant... Le contenu, lui, est irréprochable. Pour ce 2014, un assemblage de grenache (75%) et de cinsault récoltés tardivement, élevés en cuve, et un rosé à la robe pâle, tendre et élégante, sur le fruit, escorté de notes d'agrumes, de pointes exotiques, d'aubépine. Attaque vive et franche, beaucoup de volume en bouche et une finale caressante. Bref, un très joli vin qui a son prix. Dans les 20/25 euros selon le caviste...

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

- Révisez votre latin sans le perdre avec ce Vinum Clarum 2014, un minervois du Mas Cazelles, propriété de Gontran Dondain, déjà propriétaire de Château Cabezac à Bize-Minervois. Les trente-cinq hectares du Mas s’épanouissent en altitude sur le plateau de Saint-Jean-de-Minervois, avec vue sur les Pyrénées où poussent le grenache (majoritaire), la syrah et le mourvèdre, qui composent, ce « jus de goutte » et de presse, obtenu après foulage des raisins noirs. Dans une bouteille transparente, là encore très originale, une robe pâle et un rosé chic, un nez intense sur les baies mûres, des pointes florales, une bouche gourmande, ronde et élégante, sur une finale acidulée et riche. Un vrai bonheur avec des courgettes jaunes chaudes et croquantes et une brochette de cœurs de canards... 9,80 euros.

Clap de fin avec un court-métrage, du latin et du gris, entre autres ...

- Et on termine avec un gris, un gris de Reuilly issu du pinot gris... Nous en avons bu beaucoup, beaucoup... au cours de cet été. On a évidemment aimé celui de Jacques et Pierre Vincent, toujours au top, celui du Domaine Charpentier, délicat, celui des Berrycuriens, un grand parmi les grands, celui des Domaines Tatin... Je ne citerai ici pas tous les vignerons de Reuilly qui vinifient de très bons gris, faites le tour de l'appellation pour trouver celui qui vous séduit. L'autre soir, dans un nouveau resto, jadis spécialisé dans la fromagée, autour d'un joli carpaccio de tête de veau, on a dégusté un gris de Denis Jamain, gourmand à souhait, sur des notes d'abricots frais, de grenadine, bouche vive, riche et rafraîchissante, finale élégante, tout en dentelles. Vendu sur table 26 euros. Bon, OK, c'est encore un peu cher, je pense que dans notre région, le gris ne devrait pas être vendu plus de 20 euros, ce qui correspond le plus souvent à une culbute de quatre... Mais bon, c'est tout de même moins cher que dans un restaurant berruyer sans étage qui le facture 35 euros !

C'est tout pour aujourd'hui. A l'année prochaine. Peut-être...

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