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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Crémants, blanquettes, champagnes et autres petites lampées pétillantes ...

Bourges. En guise de calendrier de l'Avent, j'ouvre ici, avec beaucoup d'avance, une sorte de feuilleton bachique plein de bulles ! Du champagne, certes, un peu, mais aussi des crémants et des blanquettes. Pour tous les goûts et surtout pour toutes les bourses...Et des découvertes.

- Ambrosa chez Ackerman. D'abord la Loire avec ce crémant Ackerman dont on nous explique qu'il tient son nom de l’ambroisie, « la substance divine destinée à nourrir les dieux de l’Olympe dans la mythologie grecque ». On ajoute que « le grand voyageur Jean-Baptiste Ackerman avait visité Athènes dans les années 1860 pour faire découvrir ses fines bulles : Ambrosa a germé lors d’une rêverie au Panthéon ». Bon... Enfin, dernier clin d'œil, cette fois à la ville du Cadre noir, l’ambroisie servait aussi, chez Homère, à nourrir les chevaux divins ... Stop ! Aujourd'hui elle donne des allergies aux mortels, les temps changent. Ce qui n'est heureusement pas le cas du chenin (60%), du chardonnay (35%) et du cabernet franc, assemblés dans ce crémant brut, vinifié sous bois et vieilli vingt-quatre mois en bouteille. Nez aérien et floral, sur des notes de fruits blancs, des pointes d'épices douces. En bouche, festival de bulles fines et rafraîchissantes, du fruit et une finale sensiblement anisée. 8,60 euros.

- Crémant rosé du Jura. On traverse la France pour un crémant du Jura de la gamme Marcel Cabelier, vinifiée et commercialisée par la Maison du vigneron. Cent quarante vignerons et deux-cent-vingt hectares, autant dire que c'est énorme ! Qui dit Jura dit évidemment poulsard, ici assemblé avec du pinot noir pour un crémant brut millésimé 2011 et élevé vingt-quatre mois. Robe très colorée, bulles fines, du fruit et des épices, en bouche comme au nez, une finale légèrement acidulée, un côté vineux qui comble la bouche de notes gourmandes. Pour voir le Jura autrement ... 6,90 euros.

- Brut Nature Antech. On descend du côté de Limoux, le pays de la blanquette, avec ce Brut Nature de la Maison Antech, un des domaines phares de l'appellation. À l'appel du mot blanquette on répond mauzac (90%), associé au chenin et au chardonnay, à parts égales. "Nature", car cette cuvée n'a reçu aucun dosage, explique le domaine, pour laisser s'exprimer toute la pureté et la vivacité du vin. » Et les termes ne sont pas usurpés mais on aurait préférer le terme "zéro dosage" au mot "Nature"... Jolies bulles, nez printanier, une grande fraîcheur en bouche derrière une belle rectitude qui annonce une finale vive et très tranchante. Faut aimer ? Moi j'aime, ça me met en appétit... Moins de dix euros.

- Le rosé Première Bulle de Sieur d'Arques. Du chardonnay (70%), du chenin (20%) et du pinot noir (10%) et un élevage de douze mois sur lattes... Voilà le 2012 de ce crémant brut Première Bulle de Sieur d'Arques. Dont je m'étais déjà régalé au dîner de gala de Toques et Clochers au printemps dernier. Élégance de la robe saumonée et bulles montant au ciel sur un joli nez de fleurs et de fruits, de notes toastées, que l'on retrouve en bouche sous une effervescence rafraîchissante qui perdure. Oui, oui ... parfait pour tout un repas de réveillon. Et à ce prix là, on peut y aller... 12 euros. 30 euros le magnum.

- Le rosé de Champagne Serveaux et fils. On termine ce premier épisode par un rosé de saignée, extra brut, vinifié par Martine et Pascal Serveaux, à Passy-sur Marne. Les enfants ont aujourd'hui rejoint ce domaine familial d'une quinzaine d'hectares, membre de la Fédération des vignerons indépendants, qui revendique des « champagnes de terroir » provenant des vignes plantées sur des sols argilo-marneux du seul méandre viticole de la vallée de la Marne. D'où « une exposition unique que la pratique de l’assemblage ne peut exprimer » explique-t-on. Pour ce rosé, que des raisins noirs, 60% de meunier, le reste de pinot noir et une vieillissement de deux ans. Robe cuivrée et très vive, bulles fines et persistantes. Nez complexe, fleurs, baies rouges, cerise, épices, notes de grillé. Derrière une attaque directe, jolie bouche, ronde, gourmande et fruitée, finale sur des amers et des notes rafraîchissantes. 29,90 euros.

Les petites lampées (de bulles) reviennent bientôt...

Crémants, blanquettes, champagnes et autres petites lampées pétillantes ...

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