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Aux fous !

Buveur, mangeur, cuisineur, voyageur, randonneur, jardineur, peinturlureur, champignonneur, pêcheur. À mes heures ... 

Je partage ici mes coups de cœur et mes découvertes avec d'autres Fous de vin que j'invite à répondre à mon petit questionnaire. 

Prenez contact.

Alain Fourgeot. 

Publié par Alain Fourgeot

Petites lampées de gala pour le nouveau chai de Château Angelus...

Saint-Émilion. Pari gagné ! Moins d'un an et demi après le baptême du campanile, de ses deux gros bourdons et de son incroyable carillon doté de dix-huit cloches, qui brillaient comme de l'or sous le soleil couchant, le nouveau chai de Château Angelus a été inauguré en ouverture à la semaine des primeurs. Inauguration en grande pompe, à la hauteur de l'addition finale, près de neuf millions d'euros, pour un chai inscrit dans l'histoire du château et parfaitement intégré dans le paysage millénaire de Saint-Émilion. Quand Cheval Blanc et La Dominique ont fait des choix plus contemporains.

Soirée de gala, pour marquer l'événement, à l'invitation d'Hubert de Boüard, de Jean-Bernard Grenié et de Stéphanie de Boüard-Rivoal, les copropriétaires du Premier Grand Cru Classé A. Quelque deux cents invités, dont une poignée de propriétaires de Grands Crus. Un magnifique sons et lumière sur les murs du chai et dans la cour intérieure. Bollinger 2004 à gogo pour l'apéritif, dans la grande salle de réception en forme de nef d'église, sous le vaisseau renversé en châtaignier, d'où l'on peut apercevoir, derrière les portes vitrées, quelques fûts alignés comme à la parade... Et grand dîner ponctué par les courtes allocutions des co-propriétaires, dont celle, très remarquée, en mandarin, de Stéphanie de Boüard. Son père, Hubert de Boüard, en a profité pour revendiquer son statut de vigneron : « A l'âge de sept ans, j'ai reçu de mon père, un sécateur en guise de cadeau et je le revendique, oui, je suis vigneron. » C'est dit ...

Corton 2005 du Domaine Bonneau du Martray sur les coquilles Saint-Jacques.

Corton 2005 du Domaine Bonneau du Martray sur les coquilles Saint-Jacques.

Au menu, délicates Saint-Jacques vapeur et truffes, escortées d'un corton-charlemagne 2005, servi en magnum, du Domaine Bonneau du Martray, le plus gros producteur de cortons. Un grand de Bourgogne, chardonnay au nez accompli, après léger réchauffement dans les mains, subtil, sur des notes florales et d'agrumes, de jolies pointes de grillé, tendu et soyeux en bouche, long et légèrement beurré...

Puis sur un carré de veau au jus, cromesquis à la truffe, mousseline de carottes jaunes, poireaux et oignons confits, angelus 01, en double magnum, deux fois carafé. On entendit ici et là, de nombreux superlatifs. Contenant obligé, je l'ai trouvé encore très jeune, mais d'une rare élégance, fin, concentré, pulpeux, mûr, sur des tanins fins et épicés. Fera un joli vieillard, à n'en pas douter. Si vous êtes l'heureux propriétaire d'un tel flacon, gardez-le pour le mariage de votre petit-fils !

Un A comme Angelus pour le fromage, sur le 05 d'Angelus.

Un A comme Angelus pour le fromage, sur le 05 d'Angelus.

Avec les trois comtés de Bernard Antony, formant le A d'Angelus, ponctué de trois points suspendus taillés dans une truffe, place au millésime 2005, servi en bouteilles. Très différent, plein de fruits, long, enveloppant. « Un vin iconoclaste, a commenté Hubert de Boüard, plus jeune, assemblage de merlot et de cabernet franc à parts égales, et un grand millésime ».

Enfin, sur le dessert, un divin coulant de mangue, sorbet abricot, mangue rôtie, opaline au sésame, le Vin de Constance 2007 du Domaine sud-africain Klein Constantia. Une première pour ma pomme ! « Amazing » a lancé, dès la première gorgée, ma voisine de droite, chinoise... Même émerveillement dans le regard de celle de gauche, brésilienne... Ce vin existait cent ans avant l'apparition des premiers liquoreux en France. Beaudelaire l'évoquait dans les Fleurs du mal, Napoléon adorait en boire un verre pendant son exil à Saint-Hélène. Un véritable élixir, subtil, sur l'ananas et la mangue, riche et élégant. Un bonbon d'amour ! Sur lequel on est revenu, revenu ... En attendant les cafés.

Après le départ du gros de la troupe, la suite fut, comment dire, plus... privée. Dans le magnifique fumoir, puros, armagnac, bons mots, grosses rigolades, Timsit et ses copains en grande forme... La nuit fut courte. Et le lendemain, les primeurs nous attendaient...

Les petites lampées reviennent bientôt...

« Amazing » Vin de Constance en accord avec le sublime dessert à la mangue.

« Amazing » Vin de Constance en accord avec le sublime dessert à la mangue.

Philippe Faure-Brac, Stéphanie et Hubert de Boüard, François Berléand, Patrick Timsit et François-Xavier Demaison. Très en forme, le trio d'acteurs !

Philippe Faure-Brac, Stéphanie et Hubert de Boüard, François Berléand, Patrick Timsit et François-Xavier Demaison. Très en forme, le trio d'acteurs !

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